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Santé

Études

L'exposition indirecte à la fumée du tabac pourrait affecter la santé
Sortir pour fumer une cigarette pourrait s'avérer insuffisant pour protéger la santé des non-fumeurs, selon une étude effectuée chez des souris montrant qu'une exposition indirecte à la fumée du tabac serait, elle aussi, nocive.
On parle d'exposition indirecte (ou « third-hand smoke » en anglais) pour désigner le contact avec les résidus laissés par la fumée du tabac sur les meubles, les rideaux ou les murs par exemple. Elle est différente du tabagisme passif qui consiste à inhaler, de manière involontaire, la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs et dont les dangers sont déjà bien connus. Peu d'études ont été effectuées à ce jour sur l'exposition indirecte à la fumée du tabac.
Dans une étude publiée dans la revue Scientific Reports, des chercheurs de l'Université de Berkeley, en Californie, aux États-Unis, ont montré que des souriceaux nouveau-nés exposés à des vêtements traités avec de la fumée de cigarette pendant trois semaines présentaient un plus faible poids que ceux qui n'y avaient pas été exposés. Les nouveau-nés comme les souris adultes ont également présenté des modifications de leur composition sanguine associées à des réactions inflammatoires ou allergiques. L'effet sur le poids s'est toutefois avéré temporaire, contrairement à la modification des globules blancs qui s'est maintenue même après l'arrêt de l'exposition.
Selon Jian-Hua Mao, l'un des auteurs de l'étude, le taux de tous les types de globules blancs associés aux inflammations et aux allergies a connu des augmentations.
Pour l'instant toutefois, les chercheurs ne sont pas en mesure de dire si les modifications biologiques entraînent des pathologies spécifiques. « L'exposition indirecte est un facteur de risque sanitaire sous-estimé », dit Antoine Snijders, un autre auteur de l'étude. Il souligne que de nouvelles recherches sont nécessaires, notamment chez l'homme, avant de pouvoir proposer des mesures préventives.

L'hormonothérapie accroît la survie des hommes ayant une récidive du cancer de la prostate
Les hommes dont le cancer de la prostate réapparaît après une ablation de la glande accroissent nettement leurs chances de survie s'ils sont traités, en plus d'une radiothérapie standard, avec une hormonothérapie pour bloquer les hormones mâles, selon un essai clinique.
L'étude a été menée avec 761 hommes atteints d'un cancer de la prostate qui ont été suivis dans dix-sept centres hospitaliers aux États-Unis et au Canada pendant douze ans. Les résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine, devraient selon les cancérologues aider à clarifier le traitement de ces malades qui connaissent une récurrence de leur cancer. Après une prostatectomie, plus de 30 % des hommes ont une réapparition du cancer sous forme de métastases.
L'essai clinique, financé par l'Institut national du cancer (NCI), a montré que parmi les hommes traités avec une radiothérapie et une hormonothérapie, l'incidence de la mortalité par ce cancer était de 5,4 % contre 13,4 % chez ceux n'ayant eu qu'une radiothérapie. La fréquence des métastases du cancer de la prostate était de 14,5 % chez les malades ayant reçu une radiothérapie combinée à un traitement pour neutraliser les hormones mâles comparativement à 23 % dans le groupe de radiothérapie seule.
« Notre étude clinique indique que des traitements hormonaux devraient être ajoutés aux soins des hommes atteints d'un cancer de la prostate qui ont besoin d'une radiothérapie après une prostatectomie », indique le Dr Howard Sandler, chef du service de radiologie cancéreuse à l'Institut du cancer du centre médical Cedars-Sinai, qui a mené cet essai clinique. « Nos résultats montrent que le fait de faire également de l'hormonothérapie peut ajouter des années de vie pour les malades », souligne-t-il.

Les séropositifs ont davantage de risques de développer un diabète
Les personnes séropositives sont davantage susceptibles de développer un diabète, y compris en l'absence de facteurs de risque comme l'obésité, selon une étude publiée dans la revue médicale britannique BMJ Open Diabetes Research and Care.
Sur un échantillon représentatif de 8 600 personnes traitées aux États-Unis pour le VIH en 2009 et 2010, 10,3 % étaient atteintes de diabète, montre l'étude. Il s'agissait de diabète de type 2, le plus courant, pour plus de la moitié (52 %) d'entre eux, de type 1 pour 4 % et de type non déterminé pour 44 %.
Dans la population adulte des États-Unis en général, la proportion de diabétiques n'est que de 8,3 %, ajoute l'étude, à partir de l'analyse d'un autre groupe représentatif.
Parmi le groupe de séropositifs, la fréquence du diabète augmentait avec l'âge, l'obésité et l'ancienneté du diagnostic de VIH, soulignent les chercheurs.
Mais même en écartant ces facteurs, ainsi que d'autres possibles facteurs de confusion (sexe, appartenance ethnique, niveau d'éducation et de revenu ou encore taux d'infection par l'hépatite C), la proportion de diabétiques est 3,8 % plus élevée dans le groupe de séropositifs analysés que dans la population générale, ajoutent-ils.
Des recherches supplémentaires permettront de décider si l'infection par le VIH doit désormais figurer parmi les facteurs de risque du diabète et d'adapter en conséquence le suivi de cette population, concluent les chercheurs.

(Source : AFP)

L'exposition indirecte à la fumée du tabac pourrait affecter la santéSortir pour fumer une cigarette pourrait s'avérer insuffisant pour protéger la santé des non-fumeurs, selon une étude effectuée chez des souris montrant qu'une exposition indirecte à la fumée du tabac serait, elle aussi, nocive.On parle d'exposition indirecte (ou « third-hand smoke » en anglais) pour désigner le contact avec les résidus laissés par la fumée du tabac sur les meubles, les rideaux ou les murs par exemple. Elle est différente du tabagisme passif qui consiste à inhaler, de manière involontaire, la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs et dont les dangers sont déjà bien connus. Peu d'études ont été effectuées à ce jour sur l'exposition indirecte à la fumée du tabac.Dans une étude publiée dans la revue Scientific Reports,...
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