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Liban - Législatives 2017

Joumblatt appelle à l’adoption de la loi de 1960 amendée ou l’application de l’accord de Taëf

Walid Joumblatt a plaidé hier en faveur d’un retour à la loi de 1960 amendée ou à l’application de Taëf, opposant un niet catégorique à la proportionnelle, qui n’est pas prévue par le document d’entente nationale, a-t-il dit. Photo Marwan Assaf

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) et chef du bloc parlementaire du Rassemblement démocratique, Walid Joumblatt, a appelé hier à l'organisation d'élections législatives basées sur la loi de 1960 amendée ou sur l'accord de Taëf.
M. Joumblatt a exprimé son approche de l'échéance électorale à l'hôtel Phoenicia, lors du lancement du 47e congrès du PSP, axé sur le thème « Vers une nouvelle ère de la lutte politique et sociale ».
L'événement, au cours duquel M. Joumblatt a été réélu à la tête de son parti, s'est tenu en présence du ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, du ministre d'État pour les Droits de l'homme, Ayman Choucair, des députés Ghazi Aridi, Antoine Saad, Élie Aoun, Waël Bou Faour, Akram Chehayeb, Alaëddine Terro, Fouad el-Saad et Henri Hélou, du chargé de communication du PSP, Rami Rayess, de Taymour et Aslan Joumblatt, et d'un grand nombre de responsables du parti.
« Permettez-moi d'abord de souligner qu'il est nécessaire de lever toute équivoque concernant les conséquences d'articles blessants dans certains journaux, selon lesquels il y aurait un danger de marginalisation de l'une des composantes du Liban », a indiqué M. Joumblatt, en référence à un article paru dans le quotidien al-Akhbar, qui, traitant de la crise autour de la loi électorale, remonte... jusqu'aux massacres de 1860 dans la Montagne. « L'histoire du Liban est fondée sur la diversité, l'acceptation de l'autre, le partenariat et le pluralisme. Il n'y a aucune peur ni aucun danger », a noté le chef du PSP, rappelant que son bloc, le Rassemblement démocratique, avait eu, entre autres, l'honneur de figurer sur la liste d'honneur qui s'était opposée à la prorogation du mandat Lahoud. « Nous étions 18, nous sommes 11 aujourd'hui. Nous pouvons augmenter en nombre ou diminuer. L'essentiel n'est pas le nombre, mais la position », a-t-il souligné.
« En politique, il y a parfois des divergences d'opinions : conflits temporaires, de longue durée ou éphémères. Il y a aussi un, sinon des partenariats. C'est pourquoi je souligne à nouveau qu'aucune composante n'est visée. La question de la loi électorale, telle qu'elle a été posée dans les médias, échappe au contexte de l'accord de Taëf, à mon avis et de l'avis de la majorité des autres forces politiques », a poursuivi Walid Joumblatt.
« Tenir les élections à leur date prévue, sur base de la loi de 1960 ? Pas nécessairement », a lancé le chef du bloc du Rassemblement démocratique, en proposant sa solution à la crise actuelle. Aussi a-t-il préconisé des législatives basées sur « la loi de 1960 amendée », rappelant que lors de la conférence de Doha, en 2008, les représentants des différentes forces politiques avaient, jusqu'à la dernière minute de la réunion, apporté des amendements à la loi de 1960 concernant certains quartiers de Beyrouth, à Rmeil, au Port et à Bachoura. « Partant, nous pouvons, avec un peu de souplesse et de bonnes intentions, trouver une formule amendée de la loi de 1960. Sinon, allons directement à l'application de l'accord de Taëf », a indiqué Walid Joumblatt.

Appliquer Taëf
« Nous pourrions appliquer Taëf intégralement ou progressivement, selon les circonstances du pays, mais Taëf stipule la révision des circonscriptions électorales et du nombre des mohafazats. Ce pourrait être là l'une des entrées en matière, a poursuivi M. Joumblatt. Taëf stipule la création d'un Sénat qui représenterait à égalité toutes les communautés après l'abolition du confessionnalisme politique. » Sur ce dernier point, M. Joumblatt a estimé que le confessionnalisme peut être supprimé en plusieurs étapes ou intégralement, se montrant cependant soucieux de « préserver la tradition qui fait la particularité du Liban, à savoir un président de la République chrétien ».
C'est une fois le confessionnalisme aboli qu'« une étude de l'application de la proportionnelle intégrale ou partielle pourra être effectuée », a enchaîné M. Joumblatt, pour qui ce mode de scrutin « ne fait partie ni de près ni de loin de l'accord de Taëf ».
« Voici mon approche, pour ne pas qu'il soit dit que le parti refuse toute solution », a-t-il ajouté.
Le chef du PSP a en outre déclaré que l'important est le partenariat national plutôt que le nombre de députés qui représentent chaque parti. « Nous sommes aujourd'hui 11 députés au Parlement, alors qu'hier nous étions 18 », a-t-il fait observer, soulignant que « le partenariat et la protection de la diversité, ainsi que la réconciliation de la Montagne sont bien plus importants que la question numérale des députés ». « Nous avons pris part à ce mandat, nous sommes représentés par deux ministres, nous avons voté pour le président Michel Aoun et nous souhaitons qu'il fasse preuve de compréhension vis-à-vis des points de vue divergents, de sorte que nous arrivions avec lui et les autres à une nouvelle loi électorale. Mais le plus important est que les élections aient lieu à la date prévue », a-t-il noté.

Des lueurs d'espoir
Évoquant les dossiers régional et international, Walid Joumblatt a estimé qu'« il existe une lueur d'espoir en Syrie », en allusion au projet de Constitution présenté par la Russie aux différentes parties. « Ce pourrait être le moyen de sauver le peuple syrien de cette épreuve », a-t-il affirmé. Il a également exprimé ses craintes concernant la situation aux États-Unis. « Nul ne peut prévoir ce qui pourrait se produire avec cette nouvelle administration. Mais il y a une lueur d'espoir lorsque nous voyons comment les institutions privées et le pouvoir judiciaire, plus précisément la Cour fédérale, rejette une décision qui établit une ségrégation entre des citoyens américains et entre les citoyens du monde », a-t-il ajouté.
M. Joumblatt a mis dans ce cadre l'accent sur la nécessité de « se rassembler autour des institutions sécuritaires, loin des petits différends et conflits politiques », d'autant qu'« autour de nous, le feu brûle en Syrie, en Irak, au Yémen et en Libye ».
Notons enfin qu'hier ont été élus, au sein du Conseil du commandement du PSP, Rima Saliba, Guita Daher, Baha' Abou Karroum, Serhan Serhan, Afra' Eid, Yasser Malaeb, Tarek Khalil, Walid Sfeir, Tanios Zoghbi, Khodr Ghadban, Walid Khattar, Lama Hreiz, Milar Sayyed, Rabih Achour et Ahmad Mehdi.

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) et chef du bloc parlementaire du Rassemblement démocratique, Walid Joumblatt, a appelé hier à l'organisation d'élections législatives basées sur la loi de 1960 amendée ou sur l'accord de Taëf.M. Joumblatt a exprimé son approche de l'échéance électorale à l'hôtel Phoenicia, lors du lancement du 47e congrès du PSP, axé sur le thème « Vers une nouvelle ère de la lutte politique et sociale ».L'événement, au cours duquel M. Joumblatt a été réélu à la tête de son parti, s'est tenu en présence du ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, du ministre d'État pour les Droits de l'homme, Ayman Choucair, des députés Ghazi Aridi, Antoine Saad, Élie Aoun, Waël Bou Faour, Akram Chehayeb, Alaëddine Terro, Fouad el-Saad et Henri Hélou, du chargé de communication du PSP,...
commentaires (3)

C,EST LE CHAT AVEC UNE TETE DE BELETTE...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 03, le 07 février 2017

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Commentaires (3)

  • C,EST LE CHAT AVEC UNE TETE DE BELETTE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 03, le 07 février 2017

  • COMMENCEZ PAR APPLIQUER ET RESPECTER TAEF ET IL N,Y AURA PAS DE PROBLEME... CONSENSUEL, BONNE REPRESENTATION, LE PROJET FERZLIOTE DIT ORTHODOXE C,EST L,ESPRIT DE TAEF...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 42, le 06 février 2017

  • FATGUÉ DE VOIR LA GUEULE DE JOUMBLATT

    Gebran Eid

    01 h 49, le 06 février 2017

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