L'économie de la zone euro a suivi le rythme de celle des États-Unis pour la première fois depuis 2008 et son taux de chômage est tombé à un niveau record depuis sept ans. Une reprise au quatrième trimestre a permis à l'économie de la zone euro de croître de 1,7 % contre 1,6 % pour les États-Unis au cours de l'année 2016 malgré les attentats terroristes en France, en Belgique et en Allemagne. Comme dans d'autres parties du monde, la hausse des prix des matières énergétiques est en grande partie responsable du redressement, ce qui fait que la plupart des responsables de la BCE hésitent à déclarer leur victoire totale dans leur combat contre la déflation. En décembre, la BCE a annoncé une prolongation de son programme d'achat d'obligations jusqu'à la fin de l'année et a évoqué la possibilité d'un prolongement ultérieur. Une zone euro plus forte serait un soutien à une économie mondiale qui assiste à une reprise insuffisante depuis la crise financière. Mais la plupart des économistes sont à la recherche d'un éventuel plan de relance budgétaire du président des États-Unis Donald Trump, tout en s'inquiétant d'un ralentissement en Chine. Concernant les effets de l'augmentation de l'inflation, ils sont mitigés, car les prix plus élevés de l'énergie baissent les dépenses des ménages, à moins que les travailleurs puissent obtenir des hausses de salaire similaires. Des revenus plus élevés sont devenus légèrement plus probables avec une baisse du chômage vers la fin de l'année dernière. L'euro a augmenté de 0,94 % par rapport au dollar pour s'établir à 1,0795 dollar. Cette hausse a eu lieu suite à un article du Financial Times, selon lequel un conseiller commercial de Donald Trump a déclaré que l'Allemagne utilisait un euro « sous-évalué » pour obtenir un avantage sur ses partenaires commerciaux, des propos que la chancelière allemande Angela Merkel a nié lors d'une conférence de presse. Les économistes s'inquiètent également sur le fait que la croissance pourrait être atténuée par les niveaux d'incertitude avant plusieurs élections-clés en Europe. Finalement, le président de la BCE, Mario Draghi, a noté des signes de reprise de croissance au début de l'année.
Cet article est réalisé par Fidus



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