Parmi les participants attendus à une réunion visant à discuter des options contre le décret anti-immigration de Donald Trump figurent entre autres Alphabet, Netflix, Airbnb et Twitter. Ryan Anson/AFP
Une large coalition d'entreprises du secteur technologique américain commence à préparer une action judiciaire commune pour contester le décret anti-immigration du président Donald Trump, ont indiqué hier des sources proches du dossier.
Plus de 20 entreprises devraient participer à une réunion pour discuter de leurs options contre le décret, qui risque d'avoir des conséquences importantes pour un secteur qui emploie des milliers d'immigrés et d'étrangers. « C'est encore très tôt, mais la stratégie serait probablement similaire à celle du dossier sur l'iPhone de San Bernardino », a indiqué sous couvert d'anonymat un salarié du secteur technologique au courant des discussions. Les autorités avaient tenté de forcer Apple à aider la police à débloquer un iPhone appartenant à l'un des auteurs d'une fusillade en Californie. Le groupe avait refusé et plusieurs entreprises du secteur technologique l'avaient soutenu en envoyant une lettre à la justice afin d'appuyer ses arguments (amicus brief).
Parmi les participants attendus à la réunion figurent entre autres Alphabet, la maison mère du géant internet Google, le service de vidéo en ligne Netflix, la plate-forme de réservation d'hébergement chez l'habitant Airbnb et le réseau social Twitter, d'après la source. D'autres entreprises ont été invitées dont l'éditeur de logiciels Adobe Systems, les plates-formes de stockage en ligne Dropbox et la fondation Mozilla. Les discussions incluent « plusieurs » membres d'une association du secteur technologique basée à Washington, a également indiqué une autre source.
Le décret annoncé vendredi par le président Donald Trump interdit l'entrée aux États-Unis pendant 90 jours aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane que l'administration de Donald Trump décrit comme des viviers terroristes : Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Il restreint aussi drastiquement l'accueil des réfugiés. Il a provoqué une levée de boucliers, en particulier dans le secteur technologique où les dirigeants de Google, Microsoft, Facebook, Apple, Amazon et Netflix ont notamment exprimé leurs inquiétudes.
(Source : AFP)

