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Liban

Trois projets vainqueurs pour « l’Espace Mélanie Freiha »

ALBA / N-D de Jamhour
28/01/2017

Trois élèves de l'ALBA se sont affrontés lors d'un concours d'aménagement d'un terrain prévu pour différentes activités des jeunes du Collège Notre-Dame de Jamhour.

La finale de ce concours d'architecture avait lieu mercredi 11 janvier au soir au collège, organisateur de l'événement de concert avec l'association Mélanie Freiha et l'Académie libanaise des beaux-arts. Il s'agissait pour les trois finalistes d'aménager un site naturel de 145 000 mètres carrés à près de mille cinq cents mètres d'altitude dans la région de Mdeirej (Hammana). Cette colline appartient à la Compagnie de Jésus au Liban, qui l'a confiée au collège pour y créer un projet pour la jeunesse. C'est un parc naturel aménagé avec un minimum d'intervention humaine : au milieu des sentiers, forêts ou ruisseaux devront être inclus une chapelle ainsi qu'un réseau de promenade, sans oublier un lieu à la mémoire de Mélanie Freiha. La promotion de la jeunesse, de la spiritualité ou encore du scoutisme devait aussi être au cœur du projet. « Trois valeurs de la vie qu'incarnait Mélanie », rappelle le père Charbel Batour, recteur du collège. Ancienne de l'institution jésuite, athlète émérite et scoute, Mélanie Freiha est décédée le 1er février 2015 suite à un accident de ski. Grâce à la détermination de sa famille et au soutien de la communauté du collège, sa mémoire reste vivante à travers les actions de l'association qui porte son nom. La première pierre sera celle de la chapelle qui sera bâtie au sommet de la colline. Le projet, qui se fera graduellement, sera géré par le Collège de Jamhour avec l'aide de l'association.

 

(Pour mémoire : Le rideau est tombé sur le « Grand Prix Mélanie Freiha 2016 »)

 

Réussite « incontestable »
Au terme des trois présentations, Théodora Saadé et Marc Bou Assaf ont remporté le premier prix ex aequo ; le second revenant à Manuela Haddad. Durant la soirée, les lauréats ont passé chacun à son tour pour présenter le fruit de huit mois de travail. Manuela Haddad, qui est passée en premier, a impressionné le jury par sa maîtrise du sujet et la volonté de construire une architecture pérenne sur un terrain naturel préservé et offrant une vue imprenable sur la nature environnante. Théodora Saadé est passé juste après. Elle connaissait la jeune fille et sa présentation s'en ressent. Sa vision globale du projet marque et sa forêt de cerisiers dédiée à la mémoire de Mélanie émeut. Marc Bou Assaf, quant à lui, a séduit par la beauté de son projet et son talent artistique. Le jury a ensuite longuement débattu des prix à remettre avant de tomber d'accord et de congratuler chaleureusement les étudiants. À la sortie, c'est même l'ensemble des présents qui se félicitent de « l'aboutissement de ce projet, qui a d'abord réuni cinquante élèves encadrés par six professeurs, avant d'en sélectionner dix-neuf puis trois ». Selon les enseignants interrogés, « c'est incontestablement une réussite pour les étudiants qui ont gagné en expérience et ont été confrontés à un projet d'envergure et exigeant. Mais c'est aussi une réussite pour le collège, l'association et toutes les personnes qui se sont investies dans ce projet depuis bientôt neuf mois ».

 

(Pour mémoire : Clôture du « Grand Prix Mélanie Freiha 2015 »)

 

Si ce concours est une réussite pédagogique et collective, il représente aussi une victoire symbolique pour la mémoire de Mélanie Freiha. Ses parents et sa sœur étaient présents au nom de l'association. Créée en février dernier, celle-ci a pour but premier « la sécurisation des pistes de ski au Liban », explique Amal Freiha, la mère de Mélanie. « De façon plus ambitieuse, nous voulons acquérir un hélicoptère pour assurer le transfert des blessés », poursuit-elle. En lien avec le collège, « l'association s'emploie aussi à la mise en valeur du terrain de Hammana ». Aussi, l'investissement des trois étudiants les a-t-il incontestablement touchés.

Interrogé par L'Orient-Le Jour, le père Charbel Batour, représentant le collège, a souligné qu'à la base du projet, il y avait l'envie de « transformer cet accident douloureux en projet constructif pour l'école et sa communauté. Mélanie Freiha faisait partie de cette communauté, elle la représentait si bien par son investissement et son excellence dans ses activités. Nous avons donc voulu la mettre en avant à travers l'aménagement de ce terrain », a-t-il conclu.

 

Pour mémoire

Un an après le décès tragique de Mélanie Freiha, une association portant son nom voit le jour

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