Le chef de l’État en compagnie de l’émissaire koweïtien. Photo Dalati et Nohra
Les invitations officielles adressées par les pays arabes au président de la République, Michel Aoun, se poursuivent, après une vacance présidentielle qui aura duré plus de deux ans et demi. M. Aoun a reçu hier une invitation de la part de l'émir du Koweït, cheikh Sabah el-Ahmad al-Jaber al-Sabah, pour visiter l'émirat. Le président devrait en outre se rendre le 13 février en Égypte si la date est validée par Le Caire, pour répondre à une invitation du président égyptien Abdel Fattah el-Sissi, avant de s'envoler pour Amman, sur invitation du roi jordanien Abdallah II.
À Baabda, le président de République, Michel Aoun, a reçu la visite du ministre koweïtien pour les Affaires du gouvernement, le cheikh Mohammad Abdallah Moubarak al-Sabah, qui lui a transmis une invitation de l'émir du Koweït. Devant son hôte, M. Aoun a exprimé « la reconnaissance du Liban pour le soutien qui lui a toujours été accordé par le Koweït ». Il l'a également informé qu'il tient à renforcer la coopération entre les deux pays, soulignant l'importance de l'aide accordée par l'émirat pétrolier dans le financement de projets de développement au Liban.
Plus tard, dans une déclaration à la presse, l'émissaire koweïtien a estimé que l'élection de M. Aoun à la présidence de la République constitue « un facteur d'optimisme pour tous ». « Le Liban et le Koweït se ressemblent. Ce sont deux petits pays qui sont porteurs d'un important message », a-t-il dit. Le responsable koweïtien qui était arrivé dans la journée à Beyrouth s'est également entretenu avec le président de la Chambre, Nabih Berry.
(Lire aussi : Avec la visite de Aoun à Riyad et Doha, un mandat qui démarre sur l’ancrage dans le monde arabe)
Une source diplomatique a indiqué à L'Orient-Le Jour que M. Aoun a également été invité à se rendre à Bagdad. Il s'était entretenu la semaine passée avec le ministre irakien des Affaires étrangères, Ibrahim Jaafari, qui lui avait transmis l'invitation.
Par ailleurs, la France aurait été un des premiers pays à adresser une invitation officielle au nouveau président. Une source proche du palais présidentiel a confié à L'OLJ qu'aucune date n'a été arrêtée pour l'instant pour cette visite et que des contacts sont menés entre Beyrouth et Paris afin de décider si la visite aura lieu avant ou après l'élection d'un nouveau président en France, en mai prochain.
Selon la source précitée, les visites officielles prévues par Michel Aoun montrent un retour de la confiance des pays arabes en le Liban après le renforcement de la stabilité politique et sécuritaire dans le pays et la redynamisation des institutions. Le retour des touristes arabes est attendu ainsi que la relance du secteur de l'emploi.
Les relations bilatérales avec les pays arabes avaient connu un froid suite aux réserves émises par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe où le Hezbollah avait été considéré comme une organisation terroriste. Des réserves qui avaient conduit au gel des dons saoudiens de 4 milliards de dollars à l'armée libanaise et aux FSI. La visite du président Aoun en ArabiesSaoudite, début janvier, n'a pas réussi, jusqu'ici, à réactiver ce don, mais elle a permis d'obtenir la promesse que 400 millions de dollars seront consacrés à l'armée libanaise à condition que les campagnes médiatiques contre l'Arabie saoudite cessent.
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