Donald Trump. Paul J. Richards/AFP
Le XXe siècle a pris son départ en 1917 avec la survenance d'événements marquants. Le XXIe siècle commence parallèlement en 2017 avec la chute d'Alep (tombée de la même manière que Grozny en Tchétchénie), l'accession de Trump à la présidence des États-Unis et l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, résolution qui a poussé Benjamin Netanyahu à menacer de réexaminer la relation d'Israël avec les Nations unies. Mais annonce-t-il ainsi un retrait futur de l'entité sioniste de cette organisation ?
Il semble qu'il compte sur le soutien de Donald Trump qui s'avère être plus israélien que tout autre citoyen de ce pays et qui envisageait dans son programme présidentiel le réexamen de l'adhésion des États-Unis à l'ONU. Le XXIe siècle, qui marque son début par la chute d'Alep, annonce également un démantèlement proche de cette organisation et un retour des États-Unis à l'isolationnisme ainsi qu'un élargissement du projet iranien visant la « chiisation » des musulmans, le développement du « poutinisme » russe, la chute du régime modèle d'Atatürk en Turquie et l'avancée de l'extrême droite européenne après les attentats meurtriers de Daech en Europe.
Mais où nous mènera donc ce XXIe siècle ? Serait-ce la fin du monde ou la fin de l'histoire dont a fait état le penseur américain d'origine japonaise Francis Fukuyama après la chute du mur de Berlin et la disparition de l'Union soviétique ? Alep est tombée sous les coups du nouvel ours russe, Vladimir Poutine, l'ami du président américain Trump et des partis d'extrême droite européens qui sont en route vers le pouvoir. Poutine a accédé à la première marche du leadership mondial en profitant de l'occasion offerte par Barack Obama à la fin de son mandat, lorsqu'il a renoncé à sanctionner le régime syrien accusé d'avoir franchi la ligne rouge par l'utilisation d'armes chimiques contre son peuple. Poutine a bien compris le message que les États-Unis sont impuissants et il les a remplacés au moins au Moyen-Orient !
En ce XXIe siècle et après cette année 2017, l'Amérique tentera de s'isoler à nouveau et de s'occuper de ses propres problèmes sans se soucier du reste du monde. C'est ce que Trump a tout au moins déclaré dans son programme électoral. Mais qui remplira alors le vide ? La Russie de Poutine ? En février 2007, ce dernier a déclaré, à la conférence de Munich sur la sécurité, que la Russie a retrouvé la santé, qu'elle est de retour et qu'il faut compter avec elle. Il a parlé de la grandeur de la Russie dont l'économie est pourtant assez faible et dont le revenu national atteint à peine celui de l'Espagne. Il reste qu'il a prouvé que la Russie jouit d'une position stratégique, qu'elle est active, capable de prendre des décisions fortes et de les exécuter. Elle a commencé à le démontrer en Géorgie où Poutine a marqué des points dès l'année 2008. Il a annexé, six années plus tard, la Crimée en faisant fi de toutes les sanctions européennes et américaines. Il croit en la souveraineté absolue de l'État russe et la défense de cette souveraineté est sa première priorité. C'est sur cette même idée qu'Hitler avait bâti le système nazi en Allemagne en 1930 et Mussolini le système fasciste en Italie ! La loi y est conçue pour renforcer l'État et la loi internationale est forcée de reculer face à la souveraineté nationale. Il s'agit d'une orientation conservatrice et réactionnaire des notions dominantes après la Seconde Guerre mondiale. Poutine exerce le pouvoir en despote parce qu'il ne rend des comptes à aucun pouvoir ou institution. Le Parlement est devenu un bureau enregistreur, ni plus ni moins ! Le pouvoir est tout entier aux mains d'un seul homme : Poutine. Sa politique se résout en cette unique équation : tout le mal, tous les problèmes viennent de l'Occident, des démocraties occidentales ! Hitler ne disait pas autre chose et Mussolini de même. On retrouve leur discours du XXe siècle en notre XXIe siècle, mais prononcé par une autre bouche !
Les démocraties accusent aujourd'hui une faiblesse extrême. Elles sont encore plus faibles qu'au temps de Churchill qui leur avait redonné de la force, mais il n'existe pas, hélas, de Churchill en ce XXIe siècle.
Tout recule. Obama renonce à sa ligne rouge lors de l'emploi de l'arme chimique par le régime syrien, Trump appuie Poutine qu'il admire, Marine Le Pen avance encore et encore en France, Merkel recule en Allemagne à la suite des attentats perpétrés par Daech à Berlin, la Grande-Bretagne se retire de l'Europe, des murs s'érigent autour de chaque pays de ce continent, les ponts disparaissent entre ces mêmes pays... Atatürk et sa politique sont trahis et une Turquie dictatoriale, ultrareligieuse, mussolinienne a pris leur place. L'Iran avance dans son projet religieux dans le monde arabe, puis musulman. La cause palestinienne n'est pas uniquement devenue le dernier souci des Arabes, mais ne fait même plus partie des préoccupations mondiales.
Les musulmans souffrent de Daech et mènent une guerre intestine opposant les sunnites aux chiites. Un grand nombre de brigades irakiennes qui se trouvaient aux portes de Mossoul et s'apprêtaient à la libérer de Daech ont fait allégeance à Nouri al-Maliki et scandé des slogans vengeurs invoquant leur martyr Hussein, comme si les habitants de Mossoul, ou même les sunnites en leur ensemble, étaient les meurtriers de Hussein !
Un monde de fous domine au XXIe siècle. Serait-ce la fin de l'histoire ? Ou la fin du monde ?
Abdel Hamid EL-AHDAB
Avocat


Pour parler des analystes Sains, les mots ne manquent point aux "éructant" Malsains…. Que l’on s’en tienne à certains de leurs "exégètes!" patentés, puisqu'un seul de leurs écrits suffit à dire l’indicible ! "Naïfs !", scandent-ils ! Et en écho : "Niais !", SVP ! Sans oublier leurs éternels "illustres" inconnus, carréMent malsains ; tiens, tiens ; quoique si drolatiques, qui rêvent encore de chars et de timbales tapotant les tambours que l'on entend dans leurs terres d’exil Per(s)ciques : "Démocrates!", renchérissent- ils ; en sus ; les bienheureux ! Encore ? Soit. Plus spécieux encore, ces Malsains voient les Sains analystes comme des grands enfants, yîîîh, humanistes. Les plus "pestiférés" et fallacieux parmi ces Malsains les campent et constatent même : "Toujours, quand on les lit, on tremble... de vengeance." ! Les Guignols…. Quant à l’analyste Sain, il n'en revient pas devant tant de "délicieuses?" éructations grasses et néfastes ! Par contre, pour parler de ces Malsains, les paroles et les réminiscences ne manqueront jamais à Notre analyste Sain. Tiens ! Comme, e.g., celles-ci, magnifiques et submergeantes de vérités vraies paraissant encore plus éloquentes depuis qu’elles eussent entrepris leur descente obligée en apnée ; bouchant surtout le nez ; dans leur liquide et trouble univers Malsain infesté pour Sainement les guerroyer, elles, les courageuses bénévoles. A défaut de les sauver et les "guérir", elles.... les "candides" !
14 h 50, le 25 janvier 2017