L’Allemagne a légalisé l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques pour des patients atteints de maladies « graves » et en l’absence de « thérapie alternative » efficace. Photo Bigstock
Loi
L'Allemagne légalise le cannabis à usage thérapeutique
Les députés allemands ont légalisé la semaine dernière à l'unanimité l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques pour des patients atteints de maladies « graves », comme certains cancers, et en l'absence de « thérapie alternative » efficace.
Avec la loi votée par le Bundestag, la chambre basse du Parlement, les médecins pourront désormais prescrire du cannabis à leurs patients souffrant de « pathologies graves » – cancers, épilepsie, sclérose en plaques – et ne pouvant bénéficier de « thérapies alternatives ».
L'Allemagne rejoint ainsi les rangs des pays européens qui ont légalisé des produits à base de cannabis : l'Autriche, la Grande-Bretagne, la République tchèque, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie, l'Espagne, la Croatie et la Macédoine.
Les patients allemands pourront se procurer dans les pharmacies et sur ordonnance de l'extrait de cannabis ou des fleurs séchées. Certains pourront aussi commander à l'étranger des dérivés synthétiques du cannabis. Le texte, qui prévoit la prise en charge des frais par les caisses d'assurance-maladie, entrera en vigueur en mars.
Cela ne signifie pas toutefois qu'il sera permis « de fumer des joints sur ordonnance » ou encore une légalisation du cannabis récréatif. En effet, la loi n'autorise pas les patients à cultiver leur propre cannabis et elle rappelle qu'une telle pratique est contraire à la loi sur les stupéfiants en vigueur en Allemagne, où la possession de cannabis est interdite. De fait, la détention de petites doses est toutefois tolérée, les quantités acceptées variant suivant les États régionaux.
Prévention
Le cancer du col de l'utérus peut être évité dans 9 cas sur dix grâce au frottis
Le cancer du col de l'utérus peut être évité dans neuf cas sur dix grâce au frottis de dépistage, rappelle l'Institut national du cancer (INCa), en France, dans le cadre d'une nouvelle campagne d'information sur cette pathologie.
Organisée à l'occasion de la Semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l'utérus lancée hier, la campagne s'inscrit, selon l'INCa, « dans la perspective d'une généralisation du dépistage organisé » de ce cancer qui devrait intervenir l'an prochain.
L'objectif est de toucher les quelque 40 % de femmes âgées de 25 à 65 ans qui n'effectuent pas de frottis de dépistage à titre individuel tous les trois ans, comme le recommandent les autorités sanitaires.
Ces frottis permettent de repérer des lésions précancéreuses et de les traiter avant qu'elles ne se transforment en cancers. Encouragés depuis les années 1980, ils ont déjà conduit à une baisse importante du nombre de nouveaux cancers du col de l'utérus.
Rappelons que les cancers du col de l'utérus sont principalement provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV), des virus qui se transmettent par voie sexuelle.
(Source : AFP)


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