Des gendarmes patrouillant à Tours, dans le centre de la France, le 23 décembre 2016. Photo AFP / GUILLAUME SOUVANT
Plus de 90.000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés en France ce week-end pour assurer la sécurité des fêtes de Noël dans un contexte de forte menace terroriste, moins d'une semaine après l'attentat jihadiste de Berlin.
"L'attentat de Berlin a rappelé à l'ensemble des préfets (représentants de l'Etat dans les régions françaises) qu'il fallait procéder à de nouvelles réévaluations, vérifier que tous les marchés de Noël et toutes les messes de minuit étaient bien protégés", a commenté le directeur général de la police française, Jean-Marc Falcone.
Le "risque" d'un attentat le jour de la célébration par les chrétiens de la naissance de Jésus, qui aurait une symbolique forte pour les jihadistes, existe même s'il n'y "pas d'éléments formels" sur une menace spécifique, a-t-il ajouté, dans un entretien au Journal du Dimanche paru samedi.
Pas moins de 91.000 membres des forces de sécurité ont été déployés samedi et dimanche sur le territoire.
Dans la cathédrale de Strasbourg (est), l'office samedi soir obéira à des mesures sécuritaires strictes : contrôles, fouilles de sac, accès et places limitées.
"Pour les messes de Noël les plus fréquentées, identifiées dans certaines grandes villes, nous aurons non seulement une présence policière, mais une capacité de riposte quasi immédiate", assure le directeur de la police française.
Un effort accueilli "bien volontiers" par Monseigneur Dominique Lebrun, archevêque de Rouen (nord-ouest), car il permettra de calmer "l'inquiétude" de certains fidèles.
Il est toutefois "impossible de protéger toutes les églises", a-t-il remarqué au micro de RTL, citant l'attaque dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, au cours de laquelle un prêtre avait été assassiné fin juillet par deux jihadistes se réclamant de l'EI.
A Lille (nord), où 1.250 effectifs sont mobilisés, "un dispositif sans précédent" a été mis en place, selon les autorités locales. Des blocs de béton d'une tonne ont ainsi été posés à des endroits stratégiques du centre-ville ainsi qu'aux abords de l'immense centre commercial Euralille.
La France a été frappée depuis janvier 2015 par une série d'attentats sans précédent qui ont fait 238 morts. Cette année, dix-sept projets d'attentats ont été déjoués, a rappelé vendredi le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux.
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La France doit se prémunir contre les derniers jours d'agonie de cette hollandouille, qui risquerait de faire basculer ce pays dans des malheurs irréversibles. Par exemple vendre à la bensaoudie un des derniers fleurons de la France .
17 h 04, le 24 décembre 2016