Les projets du Conseil du développement et de la reconstruction ont également concerné des secteurs productifs comme l’agriculture et l’irrigation. Jamal Saidi/Reuters
La valeur des projets en cours gérés par le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) à fin 2015 a totalisé 5,19 milliards de dollars, a annoncé l'institution dans son dernier rapport d'activité. Ce montant représente 39 % du montant total des contrats signés entre 1992 et 2015, pour un montant total de 13,21 milliards de dollars.
Les services de base ont absorbé près de 58 % de la valeur des projets en cours, soit 3,01 milliards de dollars. Dans le détail, les projets relatifs à la gestion des déchets solides, la distribution d'eau potable et le réseau d'égouts ont respectivement capté 1,84 milliard de dollars, 631,86 millions de dollars et 542,70 millions de dollars. Sur l'ensemble des contrats signés par le CDR entre 1992 et 2015, la part des services de base tombe à 34,7 % de la valeur des projets (4,58 milliards de dollars environ).
Environ 1,18 milliard de dollars, soit près de 22,7 % de la valeur des projets en cours, ont été consacrés à des travaux d'infrastructure dans le secteur des transports (21,6 % du total des projets en cours, soit 1,12 milliard) et de l'électricité (1,1 % à 58 millions de dollars). En revanche, le rapport du CDR ne signale aucun projet en cours dans la téléphonie fixe et les services postaux. Parmi les projets en cours de réalisation dans ces catégories, le rapport mentionne notamment des travaux de réhabilitation de l'ancienne route de Damas au niveau de Hazmieh ou le projet d'extension du réseau de distribution d'électricité dans les régions de Mansourieh et Aïn Saadé, toujours suspendus en raison de l'opposition des résidents. Les infrastructures de base ont absorbé plus de 41,4 % des montants engagés dans les contrats du CDR entre 1992 et 2015 (5,47 milliards de dollars).
Le financement des secteurs productifs, comme l'agriculture et l'irrigation, les services destinés aux administrations publiques et les services divers ont absorbé environ 11,4 % de la valeur des projets en cours, soit 594,73 millions de dollars. Courant 2015, le CDR a ainsi finalisé des travaux d'irrigation sur environ 27 000 hectares de terres agricoles dans plusieurs régions du pays. Les services destinés aux administrations publiques comprennent pour leur part les travaux d'extension de la prison de Roumieh ou la construction d'un nouveau marché de fruits et légumes dans la zone portuaire de Tripoli. Plus de 10,3 % de la valeur totale des contrats signés par le CDR entre 1992 et 1995 (1,39 milliard de dollars) a servi à financer des projets dans ces catégories.
Enfin, les infrastructures sociales ont absorbé 7,9 % de la valeur totale des projets en cours, soit 409,04 millions de dollars, notamment dans l'éducation (275,74 millions de dollars), la classification des terres et l'environnement (57,93 millions), la santé (56,30 millions de dollars) et les programmes de développement économique et social (19,07 millions de dollars). La construction de trois nouvelles écoles à Beyrouth et les travaux d'entretien du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur figurent parmi les contrats conclus par le CDR en 2015. Environ 13,6 % de la valeur des contrats (1,8 milliard de dollars) ont servi à financer des projets dans ces catégories entre 1992 et 2015.
Le CDR a également indiqué que les prêts et les dons approuvés entre 1992 et 2015 s'élevaient à 11,24 milliards de dollars, composés à 70 % de prêts et à 30,3 % de dons. Les trois premiers contributeurs sont le groupe Banque mondiale (17 %), le Fonds arabe pour le développement économique et social (15 %) et le Fonds koweïtien pour le développement économique (11 %).

