Diaspora

Passation de flambeau au monastère Saint-Antoine-le-Grand de Montréal

Communautés

Le père Jean el-Dahdouh, très apprécié de ses paroissiens, laisse la place au père Pierre Abou Zeidan, pour se consacrer à l'armée canadienne.

19/12/2016

Le 20 novembre dernier, les paroissiens du monastère Saint-Antoine-le-Grand de Montréal ont assisté à une messe dominicale solennelle au cours de laquelle le père supérieur Jean el-Dahdouh a passé les rênes du pouvoir au père Pierre Abou Zeidan, nommé supérieur du monastère maronite montréalais.
Pour cette cérémonie, les convives étaient nombreux. Des représentants de divers partis politiques libanais, ainsi que des représentants des Églises orientales du Canada et diverses personnalités de la diaspora libanaise, dont le consul général Fadi Ziadé, se sont retrouvés avec des centaines de paroissiens dans la grande Salle du Liban après la messe pour couper le gâteau de bienvenue au nouveau supérieur, ainsi que pour rendre hommage à l'ancien supérieur, le père
Dahdouh.
Laissant une marque indélébile dans le cœur de ceux qui l'ont connu, le jeune et dynamique Jean el-Dahdouh consacrera dorénavant son temps à l'armée canadienne où il a exercé jusque-là la fonction d'aumônier militaire, conjointement à sa tâche de supérieur de monastère. Pendant plus de trois ans de service, le père Dahdouh a su rassembler la communauté libanaise autour d'une seule cause: la fidélité au Liban et l'amour du Canada. «Ne laissez pas les divisions politiques du Liban se répercuter sur notre communauté au Canada», a-t-il souvent répété. Dans la chaleureuse église du monastère, le Dr Melhem Azzi, chirurgien à l'hôpital Verdun, a prononcé une allocution émouvante et très applaudie. «Le père Jean, qui travaille sans relâche du matin jusqu'au soir, a toujours eu le souci de l'unité entre Libanais. Son humilité et son amour ont fait de lui un être aussi proche des plus faibles que des plus forts, des riches que des pauvres», a-t-il dit.

Échos dans les médias de la diaspora
Les journaux libanais de Montréal ont souligné les qualités du père Dahdouh, rappelant ses réalisations. «C'est un moine humble, proche de tous. Il a œuvré pour l'unité de notre communauté», pouvait-on lire dans al-Akhbar, un journal arabophone montréalais jumelé avec le journal libanais an-Nahar. «Ce n'est plus Jean el-Dahdouh qui parle, mais c'est Jean Chrysostome, tant ses paroles sont d'or», ajoute le journal. D'autres médias comme le magazine Notre Nouvelle et la Radio du Moyen-Orient ont diffusé des entretiens avec le père Dahdouh, qui a répondu à des questions sur ses principales réalisations, notamment la construction du sanctuaire des saints, unique lieu de pèlerinage maronite au monde qui contient les reliques de trois saints et d'un bienheureux libanais (Charbel, Nehmetallah, Rafqa et Estéphan), et la rénovation de la Terre Saint-Charbel, lieu d'accueil pour des retraites spirituelles et de récréation pour les familles libanaises et arabes, mis à disposition par l'ordre libanais maronite. De leur côté, les chaînes libanaises LBCI et Télé Lumière ont rediffusé la messe.
«Abouna Jean», ce fils de Falougha, un village du Metn, qui voulait devenir prêtre depuis l'âge de cinq ans, laisse au sein de la communauté diasporique l'image d'un Libanais motivé par son zèle patriotique, mais aussi d'un chrétien universel, acceptant tout le monde et dépassant les divisions sectaires. Le 6 novembre dernier, il célébrait une messe pour le Liban, aux intentions du nouveau président Michel Aoun. Récemment, le parti Kataëb de Montréal lui a décerné la plus haute distinction du parti, témoignant de son admiration pour ce moine. Le père Jean continuera à résider au monastère Saint-Antoine-le-Grand tout en œuvrant au sein de l'armée canadienne.
Le père Pierre Abou Zeidan, nouveau supérieur, est originaire d'Ablah (Békaa). Il détient plusieurs diplômes en théologie, en philosophie politique et en science des religions, et est expert dans le domaine des médias modernes. Ancien secrétaire de l'Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), il a travaillé pendant plus de neuf ans à Genève pour le compte de l'Église catholique.
«Le père Pierre et moi sommes amis depuis l'enfance, c'est quelqu'un d'humble qui a des capacités de gestion très développées», a indiqué le père Dahdouh dans son allocution.

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