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À La Une - Liban

L'agacement point contre le retard pris dans la formation du gouvernement

Le PSP exclut l'adoption d'une loi électorale basée sur la proportionnelle.

"J'aurais souhaité que les partis politiques et les groupes parlementaires fassent preuve de responsabilité sur le dossier de la formation du gouvernement dans le but d'en faciliter le processus", a regretté le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. Photo Ani

Plusieurs responsables libanais ont exprimé dimanche leur agacement contre le retard pris dans la formation du gouvernement, qui met en péril l'adoption d'une nouvelle loi électorale en vue des législatives prévues en mai 2007, au sujet de laquelle les divergences entre les formations politiques refont surface.

Raï met en cause la responsabilité de certains
"J'aurais souhaité que les partis politiques et les groupes parlementaires fassent preuve de responsabilité sur le dossier de la formation du gouvernement dans le but d'en faciliter le processus", a regretté le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, dans son homélie prononcée à Bkerké, estimant que les responsables politiques du pays "ne prennent pas en compte la conjoncture socio-économique délicate du pays".

"Les responsables ne voient-ils pas que les deux ans et demi de vacance présidentielle et la non-formation d'un gouvernement deux mois après la désignation du Premier ministre (Saad Hariri) décrédibilisent leur action politique ?", s'est-il interrogé. Plusieurs responsables ont exprimé le souhait que le nouveau cabinet soit formé avant les fêtes de fin d'année.

"Chaque jour de retard entrave la conclusion d'un accord sur la formation du gouvernement et la loi électorale", a déclaré Ghazi Aridi, député du PSP dirigé par le leader druze Walid Joumblatt, écartant la possibilité d'une naissance proche du cabinet. "Ce sont les équilibres politiques et les différends sur la part accordée aux partis qui retardent la formation du gouvernement, pas la distribution des portefeuilles ministériels", a-t-il ajouté.

 

(Lire aussi : Le cabinet dans les limbes en attendant l’administration Trump ?)

 

Divergences sur la loi électorale
Pour sa part, Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a affirmé que "la formation du gouvernement nécessitait une certaine flexibilité et de simples concessions de la part des parties politiques concernées".
Evoquant le dossier de la loi électorale, M. Fadlallah a estimé que la loi dite de 1960 a plongé le pays dans des crises politiques structurelles, et s'est exprimé en faveur d'une loi électorale "équitable" et basée sur la proportionnelle.
"Malheureusement, certaines formations retardent la formation du gouvernement et manœuvrent pour imposer la loi de 1960", a renchéri le chef du conseil exécutif du Hezbollah, le cheikh Nabil Kaouk.

La loi dite de 1960, actuellement en vigueur, prévoit un scrutin majoritaire plurinominal. Elle est critiquée, du moins en apparence, par toutes les composantes politiques du pays, lesquelles appellent à adopter une nouvelle loi au Parlement, mais n'ont toujours pas abouti à un accord à ce sujet. Plusieurs formations, dont le Courant patriotique libre, le Hezbollah et le mouvement Amal, se sont prononcées en faveur du mode proportionnel.

De son côté, M. Aridi a exclu qu'un accord soit trouvé autour de la proportionnelle, estimant que ce mode de scrutin est "tributaire de la modernisation du système politique du pays". Le PSP, le Courant du Futur, dirigé par M. Hariri, et les Forces libanaises s'étaient accordés sur une proposition de loi électorale dite "mixte", alliant majoritaire et proportionnelle.

Vendredi, le chef des Kataëb, Samy Gemayel, s'était prononcé en faveur de l'adoption d'une nouvelle loi électorale basée sur la majoritaire uninominale.

 

 

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tout ce bazard, pour un gouvernement "provisoire", qu'est cela va être quand il faudra créer un nouveau gouvernement

Talaat Dominique

16 h 09, le 18 décembre 2016

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Commentaires (1)

  • tout ce bazard, pour un gouvernement "provisoire", qu'est cela va être quand il faudra créer un nouveau gouvernement

    Talaat Dominique

    16 h 09, le 18 décembre 2016

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