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Campus

L’Iesav célèbre le cinéma local et international

7e art

Lors de la 7e édition de son Festival international du court-métrage des écoles de cinéma, l'Iesav a organisé sur son campus des projections, des master class et des rencontres mettant à l'honneur les productions audiovisuelles et théâtrales locales et internationales.

Carole AWIT | OLJ
16/12/2016

L'Institut d'études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques de l'USJ (Iesav) a ouvert ses portes au grand public, du 7 au 9 décembre, lors de la dernière édition de sa fête du Cinéma.

Le Festival international du court-métrage des écoles de cinéma (Ficmec) est avant tout une initiative culturelle dont le but est de faire découvrir aux cinéphiles la richesse et la variété des productions des étudiants étrangers et de leur permettre d'échanger avec des professionnels de l'audiovisuel venus du Liban et d'ailleurs. « Lors de cette édition également, nous avons accueilli des universitaires, responsables et étudiants d'universités et d'écoles de cinéma internationales. Nos invités ont partagé avec le public local leurs pratiques et expériences. Nous n'avons pas souhaité instaurer une compétition entre les courts-métrages projetés parce que l'objectif est d'aider les jeunes talents d'aujourd'hui à se rencontrer et à échanger », souligne Élie Yazbek, directeur de l'Iesav.

Ainsi, le grand public et les étudiants de l'USJ ont pu visionner, durant deux journées, une variété de films courts de l'Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion de Belgique, de l'École supérieure de cinéma et d'audiovisuel de Catalogne, de l'École supérieure d'audiovisuel de l'Université Toulouse Jean Jaurès, de la Film and Television School of the Academy of the Performing Arts de la République tchèque, de l'Université des sciences appliquées de Tempere de Finlande, de l'École jésuite d'animation du Caire et de l'Université d'art de Téhéran. Ces œuvres de cinéastes en herbe, réalisées dans le cadre de leurs études, témoignent de la richesse et de la diversité des productions en provenance d'Europe, d'Asie et d'Afrique. « Les projeter, c'est offrir au spectateur l'occasion de s'ouvrir sur des pays, cultures, traditions et cinémas différents », résume le directeur de l'Iesav.

 

Hommage à Aractingi
Lors de la soirée d'ouverture, qui s'est tenue le 7 décembre au théâtre Béryte du campus des sciences humaines de l'USJ, la direction de l'Iesav a rendu hommage à Philippe Aractingi, réalisateur de Sous les bombes, Bosta, Héritages et Listen, qui sortira en salle en février. Cette initiative a permis au public de découvrir le parcours et l'œuvre du cinéaste, et a mis en lumière sa contribution au développement du cinéma libanais moderne. En présence de Rony Arayji, ministre sortant de la Culture, a eu lieu également la remise du Prix Martine Daher (lire ci-dessous) à Raymond Aftimos, dont l'excellent court-métrage de fin d'études, La fille du marchand de fèves, a été projeté dans bon nombre de festivals au Liban et à l'étranger.
« Le Ficmec permet également au public de rencontrer des professionnels des métiers du cinéma et du théâtre lors de master class qui lui permettront de développer une synergie entre le monde universitaire et le monde professionnel, étape importante pour tous les étudiants dans le domaine des arts du spectacle », ajoute M. Yazbek. Lors de cette édition du Ficmec, les jeunes ont pu échanger, le 8 décembre, avec Muriel Aboulrouss, directrice de la photographie libanaise et réalisatrice de Zyara, une web-série documentaire qui a reçu plusieurs récompenses internationales.

Le jeu et la direction d'acteur ont été longuement abordés le 9 décembre, lors de master class mettant à l'honneur le théâtre. Les étudiants ont pu profiter de l'expérience professionnelle de l'acteur et metteur en scène libanais Georges Khabbaz, du dramaturge, enseignant et metteur en scène syrien Oussama Ghanam et de l'actrice libanaise Nada Abou Farhat à qui ils ont pu poser de nombreuses questions.
Rencontrer des étudiants et représentants de plusieurs écoles de cinéma mondiales et découvrir ainsi le cinéma étudiant international, prendre connaissance de l'œuvre d'un réalisateur libanais et dialoguer avec des professionnels pour apprendre d'eux, c'est ce qu'a offert l'Iesav au public de sa fête du Cinéma durant trois journées pleines
d'effervescence.

 

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