La centrale détruite de Tchernobyl. Photo AFP
La Suisse a dit non à une sortie accélérée du nucléaire. L'Allemagne, de son côté, a déjà décidé d'en sortir. Pourtant, à la frontière entre ces deux pays, du côté suisse, existe la plus vieille centrale nucléaire d'Europe (Beznau), en service depuis 47 ans. Si un accident y survient, l'Allemagne paiera aussi pour les retombées radioactives, peut-être même autant que la Suisse. L'Allemagne fuit comme la peste le nucléaire, mais elle est entourée de pays où un nombre considérable de centrales sont en fonction, notamment en France. Se sent-elle vraiment en sécurité depuis qu'elle a dit non au nucléaire? Et quand on pense à ces centrales construites à la va-vite par l'ex-URSS dans les anciens pays communistes de l'Est, dont certains touchent l'Allemagne, il y a lieu de s'inquiéter encore plus.
Le Québec, en fermant son unique centrale nucléaire (Gentilly), a décidé lui aussi de sortir du nucléaire. Malheureusement pour lui, à sa frontière avec l'Ontario se trouve une vieille centrale nucléaire (Chalk River), en service depuis 1945. Si un accident y survient, le Québec pourrait payer plus cher que l'Ontario pour les retombées, considérant que les vents dominants soufflent vers l'Est (bien pensé, l'Ontario).
Les effets dévastateurs de Tchernobyl ont été ressentis jusqu'en Suède. De l'eau contaminée de Fukushima s'est retrouvée sur les plages de Californie. Le nucléaire étant un problème planétaire, ne faudrait-il pas trouver une solution planétaire? L'Onu devrait plancher là-dessus.
Sylvio LE BLANC
Montréal (Québec)

