Selon S&P, une éventuelle mise en place des restrictions annoncées par le président élu Donald Trump en matière de commerce extérieur ou d’immigration devrait affecter les économies émergentes à des degrés divers. Photo Reuters
L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) a indiqué dans un rapport que le Liban est le 40e pays le plus vulnérable parmi 81 économies émergentes face à de potentielles mesures protectionnistes américaines. Il est aussi le 5e pays le plus vulnérable parmi les 9 pays de la zone Mena inclus dans l'étude.
Selon l'agence, citée par la Lebanon This Week de la Byblos Bank, une éventuelle mise en place des restrictions annoncées par le président américain élu Donald Trump en matière de commerce extérieur et d'immigration devrait affecter les économies émergentes à des degrés divers.
Pour évaluer leurs dépendances respectives à l'ouverture économique des États-Unis, S&P utilise deux variables : la part de leurs exportations vers le marché américain dans leur PIB, et la part des remises de leurs expatriés depuis les États-Unis dans leurs balances courantes respectives.
En matière d'exportations, S&P a ainsi estimé que le Liban est le 5e pays le moins vulnérable parmi les économies émergentes, et le moins vulnérable au niveau de la zone Mena. Car les exportations libanaises vers les États-Unis ne représentent que 0,1 % de son PIB, contre un ratio moyen de 4,2 % pour les économies émergentes, et 3,1 % pour les pays de la zone Mena.
S'agissant des remises d'expatriés, S&P a considéré que le Liban est le 14 pays le plus exposé des économies émergentes, et le plus exposé parmi les pays de la zone Mena. S&P a estimé que les remises des expatriés libanais en provenance des États-Unis représentent 3,7 % de sa balance courante, contre un ratio moyen de 2,9 % pour les économies émergentes et 0,8 % pour les pays de la zone Mena.

