Le secrétaire d’État, John Kerry, lors d’une conférence à Rome, le 2 décembre. Vincenzo Pinto/AFP
Le secrétaire d'État américain sortant John Kerry s'est inquiété hier à Berlin de la montée des populismes et du sentiment d'« angoisse » en Occident, citant le Brexit, la présidentielle aux États-Unis et le référendum en Italie.
Le sentiment général de mécontentement des opinions s'est exprimé lors de « nos élections » aux États-Unis le 8 novembre, a déclaré John Kerry dans un discours prononcé au ministère allemand des Affaires étrangères. « Vous l'observez dans les angoisses que l'Italie a exprimées hier (dimanche), ou dans celles de l'Autriche, où l'élection a abouti à un résultat différent, mais où ces angoisses étaient perceptibles », a souligné le secrétaire d'État américain, citant également le Brexit. Il faisait référence à l'échec dans les urnes du projet de réforme constitutionnelle du chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, contraint à la démission lors d'un vote qui a donné des ailes aux mouvements populistes, ainsi qu'au score réalisé par le candidat d'extrême droite lors du dernier scrutin présidentiel en Autriche. Le candidat du parti FPÖ a certes été battu, mais a néanmoins récolté 46,7 % des voix.
« Vous percevez dans les sentiments de tous aujourd'hui que quelque chose ne fonctionne pas », a-t-il dit, appelant les gouvernements « à mieux faire ». Venu recevoir à Berlin la grande-croix dans l'ordre du Mérite, une des plus hautes distinctions du pays, le secrétaire d'État américain, qui a passé quelques années de son enfance à Berlin-Ouest du temps de la guerre froide, a plaidé pour le maintien de l'alliance transatlantique.
« Cette alliance a aidé à faire progresser ce continent et la planète tout entière vers davantage de paix, de sécurité et de liberté », et ceci « ne peut et ne doit jamais changer », a estimé M. Kerry, dans une mise en garde voilée au président élu Donald Trump, qui prendra la succession de Barack Obama le 20 janvier. John Kerry a choisi l'Allemagne et Bruxelles, siège de l'Otan et capitale de l'Union européenne, pour ce qui devrait être l'un de ses tout derniers voyages dans la « Vieille Europe » où il s'est rendu des dizaines de fois en quatre ans.
(Source : AFP)


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QU,AVAIT-IL FAIT POUR QUE TEL SENTIMENT NE GAGNE PAS MEME SON PAYS ?
09 h 50, le 06 décembre 2016