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Diaspora

PMA : le Pr Jean-Marc Ayoubi à la tête d’un nouveau centre en France

Médecine

Le centre réunit sur une superficie de 1 500 mètres carrés plus de quarante spécialistes. L'objectif est d'assurer une prise en charge globale du couple, alliant la meilleure technicité à la compétence et l'humanisme.

05/12/2016

À l'initiative du Pr Jean-Marc Ayoubi, l'hôpital Foch de Suresnes s'est équipé d'un nouveau centre de procréation médicalement assistée (PMA). Une unité implantée sur 1 500 mètres carrés considérée comme le plus important projet hospitalier et universitaire du genre réalisé ces vingt dernières années en France.
« Il a fallu cinq ans de travail pour sélectionner ce qu'il y a de mieux au monde, et ce lors de visites effectuées dans de nombreux pays dont les États-Unis où les résultats en matière de PMA atteignent le double de la moyenne française », explique le Pr Ayoubi, chef du service de gynécologie-obstétrique à l'hôpital Foch de Suresnes.
Le centre, fruit d'une collaboration étroite entre l'hôpital et la Fondation Foch, la faculté de médecine de Paris-Ouest et l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), est déjà opérationnel. Sa particularité est de regrouper sur un même lieu l'ensemble des étapes de la PMA, de la première consultation pour infertilité jusqu'à la grossesse. Le projet du Pr Ayoubi a pour ambition d'assurer une prise en charge globale et optimale du couple, alliant la meilleure technicité à la compétence et l'humanisme.
Coordonnateur du centre, le Pr Ayoubi, est entouré d'une équipe comprenant de grands noms de cette spécialité et de quarante professionnels médicaux et paramédicaux. « Nous avons opté pour l'un des derniers incubateurs multichambres mis sur le marché, souligne le spécialiste. Les ovocytes des patientes, une fois fécondés, ont chacun sa petite boîte où ils sont maintenus à la bonne température, avec un bon taux d'oxygène, et surveillés par des caméras. Beaucoup d'incubateurs en France se font encore à l'air ambiant qui contient 21 % d'oxygène, alors qu'il n'y en a que 5 % dans la trompe de la femme. »
Pour ce qui est de l'équipe, on compte le Pr René Frydman, père d'Amandine, premier bébé né par fécondation in vitro (FIV) en France, le Pr Renato Franchin, ancien responsable du service FIV à l'hôpital Antoine Béclère, le Pr Philippe Bouchard, endocrinologue de la reproduction et ancien chef du service FIV à l'hôpital Cochin, et le Dr C. Yazbeck, ancien responsable du service PMA à l'hôpital Bichat.
L'équipe de biologie de la reproduction a été par ailleurs renforcée par l'arrivée des Drs M. Poulain, F. Bonneaud et F. Allali. La prise en charge et le développement de la chirurgie de l'infertilité sont assurés par une équipe comprenant le Pr Ayoubi et les Drs M. Charbonnel et J. Goetgheluck. « Plusieurs dimensions caractérisent ce projet, précise le Pr Ayoubi, à savoir : un concept de prise en charge globale de l'infertilité avec une équipe de plus de quarante personnes qui accompagne les couples dans les difficiles parcours de soins dès la première consultation jusqu'à l'exploration, le traitement et la stimulation. L'ensemble de ce processus assure désormais aux couples suivis une approche unique qui devrait contribuer à obtenir les meilleurs résultats possibles. »
Une autre dimension importante reste l'universitaire, en termes de recherche et de développement. Ce volet universitaire comprendra, outre la recherche, la mise en place d'un diplôme au sein de la faculté de médecine, ouvert aux médecins francophones du monde entier, et enfin une plateforme de simulation sur le double plan clinique et biologique.

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