Dans le viseur d'une femme soldat israélienne du bataillon mixte Bardalas, lors d'un entraînement dans un camp près de la ville de Yoqne'am Illit, le 13 september 2016. AFP / JACK GUEZ
Des femmes combattant au sein des forces armées ? Dans le monde arabe, c'est encore chose rare. Contrairement à Israël où, depuis des décennies, les femmes occupent une place importante dans les forces armées, y compris dans les organisations historiques du Palmach et de la Haganah qui livrèrent la guerre d'Indépendance de 1948 et donnèrent naissance à Tsahal, aujourd'hui la plus puissante armée de la région.
Au Proche-Orient et dans le monde arabe, "malgré une évolution, les femmes restent les assistantes de leurs homologues masculins", indique à l'AFP Dalia Ghanem Yazbeck, experte au Carnegie Middle East Center, en invoquant les barrières dressées par leur société et par une institution "hypervirile où la guerre reste largement une affaire d'hommes".
Certes, le major Mariam al-Mansouri a mené une mission de combat pour les Émirats arabes unis contre l'organisation État islamique en 2014, rappelle-t-elle. L'Algérie a plusieurs femmes au grade de général. Des femmes servent en Jordanie, au Liban ou en Tunisie. En Syrie, plusieurs femmes ont le grade de général et des Syriennes servent dans des unités combattantes, notamment dans la banlieue de Damas. Mais c'est l'exception, note Dalia Ghanem Yazbeck.
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