La perspective d’un « Brexit dur » fait craindre aux milieux d’affaires la perte de l’accès au marché unique européen. Alessia Pierdomenico/Reuters
Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) Mark Carney a estimé hier que des banques installées au Royaume-Uni pourraient vouloir « ajuster » certaines activités l'année prochaine, en raison des craintes entourant les négociations sur le Brexit.
Plusieurs institutions « sont en position pour ajuster certaines activités dans le courant de l'année prochaine si elles le jugent nécessaire », a déclaré M. Carney devant le Comité des affaires économiques de la Chambre des lords. « Il y a (...) plusieurs degrés d'incertitude parmi ces institutions », évoquant les futurs accords avec l'Europe dans un environnement délicat pour la rentabilité des banques.
M. Carney était interrogé sur les propos tenus ce week-end par le lobby bancaire qui a prévenu que les banques internationales installées au Royaume-Uni sont prêtes à transférer certaines de leurs activités hors du pays début 2017, craignant la tournure que pourrait prendre le Brexit. « Leurs mains frémissent au-dessus du bouton relocalisation », a écrit Anthony Browne, directeur de la British Bankers' Association, dans un tribune publiée dans The Observer.
La perspective d'un « Brexit dur » fait craindre aux milieux d'affaires la perte de l'accès au marché unique européen. Le secteur financier est en première ligne, d'autant que plusieurs grandes banques internationales, américaines notamment, sont établies à Londres afin de pouvoir réaliser leurs activités dans l'ensemble de l'Europe.
Le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a tenu hier matin à rassurer les banques devant le Parlement : « Nous placerons leurs besoins au centre de nos négociations avec l'Union européenne. Nous comprenons leurs besoins pour l'accès au marché. »
(Source : AFP)

