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Économie - Politique Monétaire

La BCE rassure sur ses rachats de dettes

Le patron de la BCE, Mario Draghi, a répété son intention de « continuer à agir, si nécessaire, en utilisant l’ensemble des instruments de (son) mandat ». Photo archives AFP

Le président de la BCE Mario Draghi a balayé les spéculations concernant une réduction des rachats massifs de dettes, mais laissé les marchés sur leur faim en livrant peu d'indices sur le prochain assouplissement de la politique ultra-accommodante.
« Nous n'avons pas discuté de tapering », soit une réduction progressive des rachats de dettes, a déclaré le dirigeant de la Banque centrale européenne (BCE) lors d'une conférence de presse à Francfort, à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs.
La mise au point était très attendue par les marchés, nerveux depuis début octobre. L'agence Bloomberg News – citant des sources proches de l'institut – avait évoqué alors des réflexions sur un « tapering », à un moment où des doutes avaient surgi quant aux capacités techniques de la BCE à trouver, chaque mois, pour 80 milliards d'euros de titres à racheter en respectant les critères qu'elle s'est elle-même fixés.
M. Draghi a qualifié ces rumeurs « de déclarations arbitraires de quelqu'un qui n'a aucune idée à ce sujet ». Quand le temps sera venu, la BCE réduira progressivement ce programme exceptionnel d'assouplissement quantitatif (QE), qui doit aider, avec des taux d'intérêt très bas, à relancer la croissance. « Un arrêt soudain des achats de titres, je pense que c'est improbable », a-t-il dit.

Pas de nouveaux indices
Si le patron de la BCE a répété son intention de « continuer à agir, si nécessaire, en utilisant l'ensemble des instruments de (son) mandat », il n'a toutefois pas donné de nouveaux indices quant à l'avenir du QE, comme espéré par les marchés. « Nous n'en avons pas discuté », a-t-il lâché.
« Qu'il s'agisse du tapering, de l'extension du QE ou des solutions au problème de la rareté, la BCE maintient le suspense pour tout le monde. Au moins jusqu'à la réunion de décembre », a résumé Carsten Brzeski, analyste de la banque ING Diba.
Face à une inflation chroniquement basse en zone euro et une économie morne, la plupart des analystes s'attendent à ce que la banque centrale étende en décembre son programme de rachat de dettes au-delà de mars 2017 et allège les règles pour acquérir ces titres.
Selon Mario Draghi, le Conseil des gouverneurs « profitera » des conclusions des comités mis en place par la BCE pour surveiller l'impact des rachats de titres. En abreuvant le circuit financier d'argent frais, l'institut veut stimuler le crédit et encourager ainsi investissements et consommation pour, au final, relancer l'économie et les prix.
Si l'inflation a atteint son plus haut niveau en septembre depuis près de deux ans, à 0,4 %, elle reste très loin de l'objectif d'un peu moins de 2 % de la BCE.
Les gouverneurs ont également décidé sans surprise jeudi de garder le principal taux directeur à 0 %, son plus bas niveau historique. Le taux de prêt marginal reste à 0,25 % et le taux de dépôt, porté en territoire négatif pour la première fois en juin 2014, stationne toujours à -0,40 %.
(Source : AFP)

Le président de la BCE Mario Draghi a balayé les spéculations concernant une réduction des rachats massifs de dettes, mais laissé les marchés sur leur faim en livrant peu d'indices sur le prochain assouplissement de la politique ultra-accommodante.« Nous n'avons pas discuté de tapering », soit une réduction progressive des rachats de dettes, a déclaré le dirigeant de la Banque centrale européenne (BCE) lors d'une conférence de presse à Francfort, à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs.La mise au point était très attendue par les marchés, nerveux depuis début octobre. L'agence Bloomberg News – citant des sources proches de l'institut – avait évoqué alors des réflexions sur un « tapering », à un moment où des doutes avaient surgi quant aux capacités techniques de la BCE à trouver, chaque...
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