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Liban - Séminaire À La Maison Du Futur

La présidentielle US n’engendrera pas nécessairement la paix au P-O, estiment des chercheurs

Aucun des deux candidats à la présidence américaine n'a évoqué une stratégie claire pour la région.

L’ancien chef de l’État Amine Gemayel prononçant son discours à l’ouverture de la conférence.

Quel sera l'impact de la prochaine élection présidentielle américaine sur la paix au Proche-Orient à l'ombre du bras de fer russo-américain qui a lieu actuellement dans cette partie du monde ? Les deux candidats en lice ont-ils un plan de sauvetage pour la région ?

C'est le thème qu'ont choisi de débattre hier plusieurs experts arabes et internationaux conviés par la Maison du Futur, en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer, sous le parrainage de l'ancien chef de l'État, Amine Gemayel.

À l'ouverture du débat, le président Gemayel a justifié le choix de ce sujet non seulement par son actualité dans une région en ébullition, mais aussi parce que « nous vivons dans un monde désormais mondialisé devenu une caisse de résonance où s'entremêlent et s'entrechoquent les événements », a-t-il expliqué.
Dans son allocution, il s'est dit « étonné du degré de dégradation du discours politique » durant la campagne électorale américaine, soulignant également sa « surprise face à la nature des interventions dans la guerre en Syrie, et plus particulièrement à Alep, qui, devant l'abdication de l'Occident et les hésitations de l'administration US, ont permis aux Russes de réinvestir la région ».
« En définitive, nous aspirons à la réalisation de la paix mondiale. Or celle-ci n'aura pas lieu si la région du P-O est toujours en flammes », a conclu M. Gemayel.

 

(Pour mémoire : Trump accuse Obama d'avoir "créé" l'EI)

 

Le P-O ignoré
Pour Charles Dan, chercheur au Washington Institute for Near East Policy, la campagne électorale américaine n'a évoqué les dossiers de la région que « de manière superficielle ». Selon lui, c'est le thème de la « peur » qui a prévalu tout au long de cette campagne : « La peur du terrorisme, de la déstabilisation de la sécurité internationale, de l'immigration et des catastrophes que risque d'affronter l'Union européenne ».
Passant au crible les positions des deux candidats américains en lice et de leurs partis respectifs, républicain et démocrate, le chercheur a estimé que la vision de Donald Trump en matière de politique extérieure « est dans le meilleur des cas confuse et, au pire, dangereuse ». L'intervenant a dénoncé « l'appétence du candidat républicain pour le pouvoir tyrannique, un peu sur le modèle des leaders traditionnels en Amérique latine ».

Quant à Hillary Clinton, a poursuivi le chercheur, elle a « opté pour une ligne centriste en politique étrangère en évitant toutefois de critiquer l'administration en place ».
Évoquant la situation en Irak et en Syrie, ainsi que la guerre contre l'État islamique, l'intervenant a considéré qu'aucun des deux candidats « n'a avancé une stratégie claire pour éradiquer l'EI et apporter la stabilité dans ces pays ».
« Un ( futur) président tel que D. Trump aura tendance à conclure un accord avec le président russe Vladimir Poutine et avec son homologue syrien, Bachar el-Assad, pour parvenir à une certaine stabilité en Syrie, sans pour autant tenir compte des conséquences sur les plans humain et politique », a-t-il dit.
Et d'enchaîner : « Une telle décision entraînera la concession de la majorité des opérations militaires en Syrie à la Russie, à l'Iran et au Hezbollah, et l'éradication de toute forme d'opposition à Bachar el-Assad. »

 

(Pour mémoire : Trump et la politique étrangère des États-Unis : souffler sans jouer)

 

Mauvaise campagne
S'exprimant via Skype, le chercheur koweïtien, Mohammad Rmayhi, a estimé que la campagne électorale menée par Donald Trump pourrait servir à l'avenir d'enseignement dans les universités sous le titre suivant : « Guide pratique pour échouer aux élections ». L'intervenant croit savoir que le « succès » qu'a connu M. Trump peut s'expliquer par « l'échec de la politique du président américain Barrack Obama non seulement en Syrie, mais également en Libye, en Irak et dans ses rapports avec l'Iran ».

L'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Riad Tabbara, a expliqué quant à lui l'ascension du candidat républicain par « le désenchantement des Blancs, notamment après leur échec de faire parvenir leur candidat lors de la dernière élection ». « Avec son discours xénophobe, M. Trump est en train de caresser dans le sens du poil ces électeurs blancs », a-t-il relevé.
Évoquant par ailleurs l'élection présidentielle au Liban, M. Tabbara a estimé que le futur chef de l'État doit œuvrer à préserver la stabilité et la sécurité dans le pays, soulignant que la politique américaine à l'égard du Liban « a toujours été celle de la non-ingérence dans les détails de la vie politique libanaise ». « Cette politique ne changera pas », a-t-il insisté.

Enchaînant sur ce même thème, le président du centre d'études et de recherches al-Bayan, à Bagdad, Sajed Jayad, a constaté de son côté un « recul de l'engagement américain dans la région. D'ailleurs, les deux partis refusent de s'y impliquer. C'est ce qui justifie l'état actuel des choses », a-t-il dit. Hillary Clinton « redynamisera la politique d'aide dans la région », comme l'a fait M. Obama, et M. Trump « est convaincu que le Proche-Orient restera instable et qu'il n'y aura pas de paix dans cette région », a-t-il ajouté.
À son tour, Khaled Yacoub Oueiss, chercheur à l'Institut allemand pour la politique internationale et la sécurité, a noté une lacune majeure dans la politique US « en matière de protection des communautés religieuses ». « La communauté sunnite en Syrie est visée et personne n'évoque les massacres qui ont lieu. Aujourd'hui, un nouveau nettoyage ethnique se produit et le monde se mure dans le silence », a relevé le chercheur, dénonçant au passage le fait que « des villes syriennes entières ont été détruites. Les États-Unis n'ont pas bougé le petit doigt pour aider la population sunnite », a souligné Khaled Oueiss.

 

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À l'ouverture du débat, le président Gemayel a justifié le choix de ce sujet non seulement par son actualité dans une région en ébullition, mais aussi parce que « nous vivons dans un monde désormais mondialisé devenu une caisse de résonance où s'entremêlent et s'entrechoquent les événements », a-t-il expliqué.Dans...
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CE SERA L,ESCALADE DANS LA REGION SURTOUT MAIS AUSSI MONDIALEMENT GRACE AUX GAFFES POLITICO-STRATEGIQUES DES DEUX SUPER PUISSANCES... LE MONDE ENTRE DANS UNE INSTABILITE MAJEURE ECONOMICO-FINANCIERE TOUT COMME SECURITAIRE ET LEURS GAFFES PEUVENT METTRE LE FEU AUX POUDRES DEJA PRESQUE PARTOUT REPANDUES ! LE CHEVAL DE L,APOCALYPSE GALOPPE A VIVE ALLURE VERS LA TERRE... SI UN YALTA SERIEUX ET IMMINENT NE TIENT PAS PLACE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

07 h 37, le 15 octobre 2016

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    07 h 37, le 15 octobre 2016

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