Après une forte accélération au printemps, les ventes au détail ont marqué le pas en juillet (+0,1 %) et en août (-0,3 %). Cela présage un freinage de la consommation des ménages au T3. La Fed d'Atlanta la prévoit à 2,9 % t/t (annualisé), au lieu de 4,3 % au T2. Il n'y a pas vraiment de raison de s'inquiéter de la consommation des ménages tant que les fondamentaux du revenu disponible resteront solides. Or c'est le cas. Le rythme mensuel des créations d'emploi a été de +192 000 au T3 (+156 000 en septembre). L'inflation se redresse, mais graduellement, ce qui n'ampute pas vraiment le pouvoir d'achat, d'autant qu'on observe aussi une remontée lente des salaires. Les marchés financiers sont calmes. Compte tenu des incertitudes ambiantes (Brexit, élections présidentielles), on a pu redouter cet été un fléchissement de la confiance des entreprises, lui-même annonciateur d'un gel de l'emploi. Les indices ISM avaient ainsi lourdement chuté en août, mais tout a été repris le mois suivant. En septembre, les ventes de véhicules ont rebondi (+4,5 %), les inscriptions au chômage sont restées historiquement faibles. Tout cela est reflété dans les indices de confiance des consommateurs qui sont à des niveaux inégalés depuis dix ans. Tout cela signale un affermissement de la demande des ménages (graphe ci-contre). Les ventes au détail sont attendues en hausse de +0,6 % en septembre (+0,3 % pour la partie « core »). Pour l'économie US, le T3 va se terminer un peu mieux qu'il n'avait commencé.
Cet article est réalisé par Fidus


