Solidarité

Au jardin Samir Kassir, cri d’indignation contre les massacres perpétrés à Alep

Les manifestants réunis hier dans le jardin Samir Kassir, au centre-ville, en guise de solidarité avec la population alépine. Photo Hassan Assal

« Ce qui se passe à Alep est désolant ! Tous ces enfants tués ! Et ceux qui échappent à la mort se retrouvent seuls dans ce monde ! Tant d'inhumanité n'est pas acceptable. » Assise, vêtue d'un tailleur, sur la bordure d'un mur dans le jardin Samir Kassir, au centre-ville de Beyrouth, Tala, 17 ans, ne cache pas son indignation face aux massacres perpétrés à Alep. Accompagnée de son amie, elle est venue exprimer sa sympathie pour ce « peuple meurtri », à l'instar de plusieurs dizaines d'autres personnes qui ont répondu présent à l'appel lancé par la Jeunesse progressiste pour un sit-in de solidarité et de refus de « ces massacres ».
Brandissant des banderoles qui dénoncent les massacres perpétrés contre cette population dans l'indifférence mondiale, les manifestants ont appelé la communauté internationale « à intervenir pour protéger les civils ». « Le régime syrien est le seul responsable de ces carnages, martèle Ahmad, membre de la Jeunesse progressiste. Il a fait montre de créativité en matière de tueries, allant même jusqu'à tuer les enfants, les civils et les malades. »
Simon Dergham, président de la section estudiantine du Parti national libéral, était présent à la tête d'une délégation du parti. « Nous sommes venus exprimer notre solidarité avec un peuple victime des pires formes de massacres, déclare-t-il. Notre position est une position humaine avec un peuple qui a toujours cru aux libertés et au droit des peuples à décider de leur sort. Par ailleurs, nous sommes venus dire que nous refusons qu'une partie libanaise soit enlisée dans les sables mouvants syriens. »
Même son de cloche chez Jad Dimien, président de la section estudiantine des Forces libanaises. « Nous n'acceptons pas que d'autres peuples subissent ce que nous avons refusé de subir, insiste-t-il. Le peuple libanais a été victime du régime Assad à une époque où nous souhaitions que la communauté internationale se montre solidaire de nous et respecte les principes élémentaires des droits de l'homme. Notre prise de position aujourd'hui est symbolique et humanitaire avec un peuple victime d'un génocide. Nous appelons les différentes parties politiques à faire preuve de sympathie à l'égard des civils, sans tenir compte des intérêts personnels ou politiques de certaines parties. » A également pris part au sit-in une délégation estudiantine du courant du Futur.
Dans un communiqué, la Jeunesse progressiste a tenu la communauté internationale « responsable de ces massacres collectifs perpétrés par les pires bourreaux du siècle et au vu de tous ». Elle a appelé les organisations de jeunesse dans le monde à « hausser la voix » et à entreprendre des démarches susceptibles de « pousser les gouvernements dans le monde à arrêter ces carnages perpétrés contre l'humanité à Alep ».

N. M.


« Ce qui se passe à Alep est désolant ! Tous ces enfants tués ! Et ceux qui échappent à la mort se retrouvent seuls dans ce monde ! Tant d'inhumanité n'est pas acceptable. » Assise, vêtue d'un tailleur, sur la bordure d'un mur dans le jardin Samir Kassir, au centre-ville de Beyrouth, Tala, 17 ans, ne cache pas son indignation face aux massacres perpétrés à Alep. Accompagnée de...

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