X

Liban

Au jardin Samir Kassir, cri d’indignation contre les massacres perpétrés à Alep

Solidarité
N. M. | OLJ
05/10/2016

« Ce qui se passe à Alep est désolant ! Tous ces enfants tués ! Et ceux qui échappent à la mort se retrouvent seuls dans ce monde ! Tant d'inhumanité n'est pas acceptable. » Assise, vêtue d'un tailleur, sur la bordure d'un mur dans le jardin Samir Kassir, au centre-ville de Beyrouth, Tala, 17 ans, ne cache pas son indignation face aux massacres perpétrés à Alep. Accompagnée de son amie, elle est venue exprimer sa sympathie pour ce « peuple meurtri », à l'instar de plusieurs dizaines d'autres personnes qui ont répondu présent à l'appel lancé par la Jeunesse progressiste pour un sit-in de solidarité et de refus de « ces massacres ».
Brandissant des banderoles qui dénoncent les massacres perpétrés contre cette population dans l'indifférence mondiale, les manifestants ont appelé la communauté internationale « à intervenir pour protéger les civils ». « Le régime syrien est le seul responsable de ces carnages, martèle Ahmad, membre de la Jeunesse progressiste. Il a fait montre de créativité en matière de tueries, allant même jusqu'à tuer les enfants, les civils et les malades. »
Simon Dergham, président de la section estudiantine du Parti national libéral, était présent à la tête d'une délégation du parti. « Nous sommes venus exprimer notre solidarité avec un peuple victime des pires formes de massacres, déclare-t-il. Notre position est une position humaine avec un peuple qui a toujours cru aux libertés et au droit des peuples à décider de leur sort. Par ailleurs, nous sommes venus dire que nous refusons qu'une partie libanaise soit enlisée dans les sables mouvants syriens. »
Même son de cloche chez Jad Dimien, président de la section estudiantine des Forces libanaises. « Nous n'acceptons pas que d'autres peuples subissent ce que nous avons refusé de subir, insiste-t-il. Le peuple libanais a été victime du régime Assad à une époque où nous souhaitions que la communauté internationale se montre solidaire de nous et respecte les principes élémentaires des droits de l'homme. Notre prise de position aujourd'hui est symbolique et humanitaire avec un peuple victime d'un génocide. Nous appelons les différentes parties politiques à faire preuve de sympathie à l'égard des civils, sans tenir compte des intérêts personnels ou politiques de certaines parties. » A également pris part au sit-in une délégation estudiantine du courant du Futur.
Dans un communiqué, la Jeunesse progressiste a tenu la communauté internationale « responsable de ces massacres collectifs perpétrés par les pires bourreaux du siècle et au vu de tous ». Elle a appelé les organisations de jeunesse dans le monde à « hausser la voix » et à entreprendre des démarches susceptibles de « pousser les gouvernements dans le monde à arrêter ces carnages perpétrés contre l'humanité à Alep ».

N. M.

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

La déception de Berry et le retour du clivage entre 14 et 8 Mars

Billet de Anthony SAMRANI

Silence, on tue !

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants