Étude

70,5 % des réfugiés syriens au Liban vivent sous le seuil de pauvreté

L'Onu diffuse les résultats préliminaires d'une enquête, qui fera l'objet d'un rapport complet publié cet automne.

Les Nations unies viennent de publier les résultats préliminaires d'une enquête réalisée conjointement par l'Unicef, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Selon cette étude, 70,5 % des réfugiés syriens au Liban vivent sous le seuil de pauvreté et comptent sur l'assistance humanitaire pour survivre.
« Les réfugiés s'enfoncent dans la pauvreté et cela même si la détérioration de leur situation n'est pas aussi importante que les années précédentes », révèle l'étude. « La situation économique des réfugiés syriens ne se détériore pas aussi sévèrement que l'an dernier, nous savons que cela est dû à l'aide extérieure. La situation serait donc encore plus grave sans l'aide reçue à ce jour », a souligné la représentante de l'UNHCR au Liban, Mireille Girard. « Les réfugiés syriens au Liban sont toujours pris au piège de la dette, tout en restant très dépendants de l'aide humanitaire », a-t-elle poursuivi.
L'enquête, intitulée « Évaluation de la vulnérabilité des réfugiés syriens », montre que « jusqu'à présent, en 2016, 726 millions de dollars ont été injectés au Liban dans le cadre du plan de réponse à la crise conjoint entre le gouvernement libanais et l'Onu ».
L'enquête a montré que les familles ont épuisé leurs ressources limitées et s'adaptent pour survivre avec le strict minimum.
Les principales conclusions de l'étude mettent l'accent sur des tendances inquiétantes concernant le volume de chaque prise alimentaire et sa qualité en raison de la diminution des ressources, avec 34 % des ménages de réfugiés qui vivent dans l'insécurité alimentaire « modérée », par rapport à 23 % un an plus tôt. On enregistre une augmentation de 11 % du nombre de ménages ayant réduit leurs dépenses alimentaires et une augmentation de 7 % de ceux qui achètent la nourriture à crédit.
« Grâce aux généreuses contributions des gouvernements cette année, le PAM est en mesure de continuer à assurer la sécurité alimentaire, une certaine stabilité et de l'espoir à un maximum de 700 000 réfugiés avec l'aide alimentaire mensuelle », souligne le représentant du PAM au Liban, Dominik Heinrich.
4,6 % des enfants ont une insuffisance pondérale, contre 2,6 % en 2013. Et les filles sont plus maigres que les garçons. Tout cela aura des conséquences plus négatives à long terme sur la jeunesse, l'éducation et la santé de la communauté, à moins qu'une solution durable soit trouvée.
En ce qui concerne le logement, le rapport montre que 54 % des réfugiés syriens ont besoin d'aide pour transformer leur abri en espace de résidence répondant aux besoins basiques. En outre, 41 % habitent dans un logement précaire, dont des tentes de fortune dans les quartiers informels (17 %) et d'autres types d'abris insalubres (24 %), ce qui pourrait inclure des garages, des hangars, des sites industriels et des bâtiments inachevés.
L'enquête était basée sur des informations portant sur 4 950 ménages. 72 % d'entre eux ont reçu une aide financière directe. Le rapport complet sera publié à la fin de l'automne.


Les Nations unies viennent de publier les résultats préliminaires d'une enquête réalisée conjointement par l'Unicef, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Selon cette étude, 70,5 % des réfugiés syriens au Liban vivent sous le seuil de pauvreté et comptent sur l'assistance humanitaire pour survivre.
« Les...

commentaires (0)

Commentaires (0)