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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Sécurité renforcée à New York après l’explosion d’une bombe

Les motivations à l'origine de cet acte « terroriste », qui a fait 29 blessés, restent inconnues.

À New York, le site de l’explosion a attiré des centaines de curieux : de nombreuses personnes profitaient de leur journée de repos pour venir observer la scène et prendre des photos. Bryan R. Smith/AFP

L'explosion de samedi soir à New York a bien été causée par une bombe, poussant les autorités à renforcer le dispositif policier, même si elles n'ont encore aucune idée des motivations à l'origine de cet acte délibéré.
Le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, a qualifié hier d' « acte terroriste » l'explosion, survenue vers 20h30 dans le quartier huppé et très animé de Chelsea, alors que la ville s'apprête à accueillir de nombreux chefs d'État et de gouvernement pour l'Assemblée générale annuelle de l'Onu qui s'ouvre aujourd'hui.
« Une bombe qui explose à New York est clairement un acte de terrorisme, mais elle n'est pas liée au terrorisme international. Autrement dit, nous n'avons trouvé aucune connexion avec l'EI ou autres », a déclaré le gouverneur, en référence au groupe extrémiste État islamique, basé en Syrie et en Irak, à l'origine de nombreux attentats en Europe ces derniers mois. Il a néanmoins souligné qu'aucun lien n'avait été établi « à ce stade » de l'enquête, qui n'en est encore qu'« à ses débuts ».
Le maire de New York, Bill de Blasio, et le chef de la police municipale James O'Neill ont été plus prudents, n'utilisant pas le terme « acte terroriste ».
« On sait qu'il y a eu une bombe, ça, c'est clair. Mais il va falloir travailler encore beaucoup pour savoir quelle motivation était derrière : s'agissait-il d'une motivation personnelle, d'une motivation politique, on ne sait pas encore », a déclaré le maire.

Cocotte-minute
M. O'Neill a souligné de son côté qu' « aucun individu ni groupe n'avait revendiqué » l'attaque pour l'instant. Les autorités sont en train de passer en revue les images de vidéosurveillance et ont lancé des appels à témoins.
L'explosion a fait 29 blessés, qui tous étaient sortis de l'hôpital dimanche midi.
La déflagration, qui a secoué ce quartier très fréquenté le samedi soir, a aussi fait de nombreux dégâts encore très visibles hier, avec de nombreux débris et éclats de verre sur la 23e rue.
M. Cuomo a par ailleurs confirmé qu'un autre engin explosif – une cocotte-minute à laquelle avaient été attachés des fils électriques et un téléphone portable, selon les médias – avait été retrouvé quelques pâtés de maisons plus loin, sur la 27e rue. Celui-là n'a pas explosé et la police était en train d'analyser l'engin.
La prudence quant à l'origine de ces incidents est de mise, d'autant que l'EI a revendiqué dimanche une attaque à l'arme blanche qui a fait huit blessés dans un centre commercial du Minnesota, dans le Midwest américain (voir par ailleurs).
Le pays a aussi connu plusieurs attaques perpétrées par des musulmans radicalisés, avec la tuerie dans une discothèque à Orlando (Floride) en juin et celle de décembre 2015 à San Bernardino (Californie).
En attendant, le dispositif de sécurité dans la mégalopole américaine, déjà renforcé à l'approche de l'Assemblée générale de l'Onu, a encore été augmenté, avec le déploiement de quelque 1 000 policiers et agents supplémentaires. « La présence policière a été renforcée dans les cinq districts », Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx et Harlem, de la ville de New York, a indiqué le chef de la police.
Le gouverneur a cependant souligné que cette mesure était prise par « précaution » : « Nous n'avons aucune raison de penser qu'il y a d'autres menaces immédiates », a-t-il souligné.
M. Cuomo a par ailleurs indiqué que ses services collaboraient avec ceux de l'État voisin du New Jersey, où un autre engin explosif a explosé samedi sur le parcours d'une course à pied sans faire de victime, tout en soulignant que les autorités ne voyaient à ce stade pas de lien entre les deux incidents.

Mesures de sécurité omniprésentes
Tous ces incidents ont ravivé les craintes d'attentats islamistes, une semaine après que le pays eut marqué le 15e anniversaire des attaques du 11 septembre 2001, les plus graves jamais commises dans le monde avec près de 3 000 morts. Ils pourraient aussi peser sur la campagne très serrée qui se joue pour la présidentielle du 8 novembre prochain, opposant la démocrate et ex-secrétaire d'État Hillary Clinton au candidat républicain Donald Trump.
Ce dernier avait déclaré avant la police, dès samedi soir, qu'une bombe avait explosé à Chelsea : « Il va falloir qu'on soit sévères, les amis, très, très sévères. »
Dans un tweet hier matin, il est même allé jusqu'à présenter ses « condoléances » aux familles des victimes... même s'il n'y a pas eu de morts. « Je pense qu'il est toujours plus sage d'attendre d'avoir l'information avant de tirer des conclusions », a répliqué Mme Clinton, qui se présente comme une candidate expérimentée et sage face à un concurrent imprévisible.
New York, qui compte 8,4 millions d'habitants, se targue d'être l'une des grandes villes les plus sûres des États-Unis avec un taux de criminalité qui n'a cessé de baisser ces dernières années.
Hier, le site de l'explosion attirait des centaines de curieux : de nombreux New-Yorkais profitaient de leur journée de repos pour venir observer la scène et prendre des photos.
(Source : AFP)

L'explosion de samedi soir à New York a bien été causée par une bombe, poussant les autorités à renforcer le dispositif policier, même si elles n'ont encore aucune idée des motivations à l'origine de cet acte délibéré.Le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, a qualifié hier d' « acte terroriste » l'explosion, survenue vers 20h30 dans le quartier huppé et très animé...
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