Socotec chargée de la certification des hôtels et restaurants
Le ministère du Tourisme a décidé ce mois-ci de charger le bureau de contrôle Socotec-Liban du classement des établissements hôteliers, selon des informations parues hier sur le site businessnews.com.lb. Cette tâche était auparavant confiée à Bureau Veritas.
Cette mission inclut la classification et la certification régulières d'hôtels, de restaurants et de résidences meublées selon des critères spécifiques. Les frais de service pour les établissements sont décidés par le ministère du Tourisme et se situent entre 800 dollars et 1 200 dollars par an, indique le site d'information.
Pour rappel, Socotec-Liban était déjà chargée de la certification de la grotte de Jeïta, ainsi que de l'amélioration de sa sécurité. Suite à la mort par noyade d'un touriste égyptien en janvier dernier et la fermeture de la galerie inférieure de la grotte, la société avait évalué en mars que les galeries supérieures et inférieures étaient non conformes aux normes sécuritaires. En avril, le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, avait néanmoins annoncé la réouverture de la galerie inférieure de la grotte de Jeïta « après avoir pris connaissance des mesures prises par Socotec ». En août, deux personnes y ont été blessées suite à la chute d'un rocher.
La CGTL soutient la journée d'action prévue par le patronat
Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Ghassan Ghosn, a déclaré hier à l'agence al-Markaziya soutenir la journée d'action prévue pour le 29 septembre et annoncée en début de semaine dernière par les organismes économiques (OE) – une organisation patronale –, dont le but est de dénoncer la paralysie politique et ses conséquences néfastes sur l'économie libanaise. « Nous n'avons pas été appelés à participer au mouvement, mais nous soutenons toute mesure d'avertissement pacifique », a déclaré Ghassan Ghosn.
L'OE avait appelé toutes les entreprises libanaises « à cesser le travail pendant 15 minutes » le 29 septembre à midi. Les membres de cette organisation ont prévu de leur côté de se rassembler le même jour devant le siège de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB), à Beyrouth, afin de faire valoir leurs revendications.
Hausse des passagers à l'AIB fin août
Le nombre de passagers à l'Aéroport international Rafic Hariri a augmenté de 5,9 % en glissement annuel pour atteindre 5,08 millions de voyageurs (arrivées, départs et transits) sur les 8 premiers mois de 2016, selon les chiffres de l'Aviation civile.
Plus en détail, le nombre d'arrivées a augmenté de 7,7 % sur un an à 2,56 millions de passagers, tandis que le nombre de départs a progressé de 4,5 % pour atteindre 2,51 millions.
En revanche, seuls 7 012 passagers ont transité par l'AIR fin août, ce qui représente une baisse de 49,8 % en glissement annuel.
Dette souveraine
Standard and Poor's relève la note de Chypre à BB
L'agence de notation Standard and Poor's (SP) a relevé hier d'un cran la note de la dette souveraine de Chypre à BB contre BB- auparavant, soulignant des « perspectives positives » pour les années à venir. « Nous prévoyons une croissance de 2,7 % pour l'économie chypriote cette année », un chiffre qui « dépasse nos prévisions de mars 2016 », souligne l'agence américaine dans un communiqué. SP prévoit par ailleurs une croissance réelle de 2,5 % pour 2017-2019.
L'agence explique cette croissance par une résilience des secteurs du tourisme et des services qui raniment la consommation et la construction. « Nous pensons que la situation budgétaire continuera à s'améliorer dans les années à venir, entraînant un déclin graduel du déficit public », poursuit le texte.
Après un plan de sauvetage de 10 milliards d'euros (11 milliards de dollars) en mars 2013, Chypre a retrouvé le chemin de la croissance en 2015 après près de quatre années de forte récession. Le pays a quitté son programme de renflouement en mars, félicité pour son redressement par les créanciers internationaux.
Hinkley Point
Un contrat de 1,9 milliard de dollars pour General Electric
L'américain General Electric a annoncé vendredi avoir remporté un contrat de 1,9 milliard de dollars auprès d'EDF pour le projet de centrale nucléaire d'Hinkley Point, avalisé jeudi par le gouvernement britannique. Le groupe fournira les turbines et les générateurs de vapeur pour les deux réacteurs qu'EDF veut construire à Hinkley Point, selon un communiqué du groupe américain. Le géant américain affirme que la technologie de ses turbines à vapeur équipe 50 % des centrales nucléaires dans le monde.
Le groupe américain et EDF collaborent étroitement « depuis plus de six mois » sur le projet. GE dit ainsi pouvoir « passer à la phase suivante de la conception, de l'ingénierie et de la production dans le pôle d'excellence mondial de GE Steam Power Systems de Belfort ».
Au Royaume-Uni, il s'agira de la première construction d'une centrale nucléaire depuis plus de vingt ans. Hinkley Point, dont le budget est évalué à 18 milliards de livres (plus de 21 milliards d'euros), doit fournir 7 % des besoins britanniques en électricité.
Russie
Baisse des taux pour la seconde fois de l'année
La Russie a baissé hier son taux directeur pour la seconde fois de l'année en évoquant une reprise économique incertaine et la baisse de l'inflation. La Banque centrale russe a réduit son taux d'intervention d'un demi-point à 10 %, conformément aux attentes des économistes, après une réduction de même ampleur en juin. Elle a assuré qu'elle ne touchera plus à ses taux avant la fin de l'année, mais n'a pas exclu un nouvel assouplissement en 2017. « La Banque de Russie prévoit que la décision qui a été prise et le maintien du taux directeur à son niveau actuel feront baisser les anticipations d'inflation », dit la banque dans un communiqué.
L'inflation en Russie a ralenti en août à 6,9 % sur un an, contre 9,8 % en janvier. L'objectif de la Banque centrale est de la ramener à 4 % d'ici à fin 2017.
Dans son communiqué, la Banque centrale explique qu'un délai supplémentaire est nécessaire pour que la reprise économique russe s'affirme, ajoutant qu'une hausse du produit intérieur brut (PIB) est « possible » au second semestre de cette année. Elle table sur une croissance de 1 % du PIB l'an prochain, en se basant sur le ralentissement de la croissance mondiale et sur un prix du baril de pétrole autour de 40 dollars.

