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Moyen Orient et Monde

Petite et grande histoire du « mardi » électoral

Présidentielle US
01/09/2016

Plus que 67 jours avant la date de l'élection présidentielle, mardi 8 novembre. Cette date, en l'occurrence le premier mardi du mois de novembre, avait été choisie à l'origine par le Congrès américain en 1845. La raison de cette décision se trouve sur le site Federal Election Commission qui l'explique ainsi : « Durant une grande partie de son histoire, l'Amérique a été une société agraire. Dans ce contexte, les législateurs avaient pris en considération que le mois de novembre est celui qui convient le mieux pour le déplacement des fermiers et des employés ruraux vers les bureaux de vote, les moissons étant terminées et les fonctionnaires pas encore embarqués dans les activités de fin d'année. »

Le choix de la journée du mardi avait été également bien étudié. Comme la majorité des habitants de l'Amérique rurale devaient traverser de grandes distances pour se rendre dans les centres administratifs des différents États, le lundi n'était pas considéré comme une option raisonnable car elle obligerait les gens à se mettre en route dimanche. Ce qui perturberait leurs obligations de se rendre dans les églises, dimanche, jour du Seigneur. Sans compter que la température à travers tout le pays était encore clémente et rendait moins dur l'accès des routes pas encore aisément praticables.

 

(Lire aussi : Quand Trump tombe dans le trou qu’il s’est lui-même creusé)

 

Deux autres candidats sous le radar
On apprend aussi que le choix du mardi pouvait faciliter le vote par absence des militaires qui combattaient durant la guerre civile. Selon la Constitution, c'est le Congrès qui fixe la date des élections, qui doit être la même à travers tout le pays. Mais il y a eu des lois qui ont permis à certains États de voter à d'autres dates, pour des raisons ayant trait à leurs spécificités locales, d'où la notion de early vote (vote en avance).

Pour en revenir aux temps actuels, il faut relever qu'outre les tickets Hillary Clinton-Tim Kane (vice-président) et Donald Trump-Mike Pence, se trouvent sous le radar deux autres candidats au poste de la première magistrature, à savoir le candidat du parti libertarien, Gary Johnson, ancien gouverneur de l'État de New Mexico, et son vice-président Bill Weld, ancien gouverneur du Massachusetts, et la candidate des Verts, Jill Stein, médecin et activiste politique, et son vice-président Ajamu Baraka, activiste des droits de l'homme.

 

(Lire aussi : La santé de Clinton et Trump examinée à la loupe)

 

L'intervention du collège électoral
Un autre point complexe du processus électoral américain est le rôle du collège électoral dont les membres, appelés les grands électeurs, sont choisis dans chaque État par les deux partis, démocrate et républicain. Ceux-ci s'engagent à voter pour le candidat du parti qui les a désignés. Il peut y avoir des défaillances, comme cela s'est produit la semaine dernière, quand un grand électeur, Chris Suburn, a menacé de ne pas voter pour Donald Trump. Ce qui est un geste foncièrement important au sein de ce groupe au large pouvoir. De plus, au sein du collège électoral, M. Suburn représente le Texas où Donald Trump, selon les sondages, s'attend à l'emporter.
Le rôle de ce collège est très important car c'est lui qui, selon un mécanisme donné, cautionne l'élection du président américain. Ne peut en faire partie aucune personne œuvrant dans le cadre gouvernemental.

Généralement, la paire de candidats qui obtient le plus de voix au niveau national obtient le soutien du plus grand nombre de grands électeurs, mais la mécanique électorale ne le garantit pas forcément. Dans ce cas, si le collège électoral n'arrive pas élire à la majorité un président, alors la Chambre des représentants choisira le président et le Sénat le vice-président.

L'essence de l'intervention du collège électoral a été dégagée par un spécialiste qui l'explique en ces termes : « Il est là en fait, comme un garde-fou, complexe mais nécessaire, pour empêcher qu'un groupe à coloration ethnique, religieuse, politique ou professionnelle puisse revendiquer la victoire du vainqueur. »

 

 

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