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Dernières Infos - Tensions

L'Iran et Trump campent sur leurs positions, le pétrole repart à la hausse


Le président américain Donald Trump dans le jardin de la Maison Blanche, le 8 mai 2026. Photo Jim WATSON/AFP

L'Iran a dit lundi avoir réclamé l'arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse. "La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran", a avancé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Avant d'énumérer les revendications de la République islamique: "la fin de la guerre dans la région" y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et "la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années".

La veille, le président américain s'était insurgé sur son réseau Truth Social: "je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!". Ces déclarations ont fait bondir les prix de l'or noir, semant le doute sur les marchés quant à une reprise imminente des pourparlers et une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, contrôlé par l'Iran depuis le début de la guerre le 28 février.

A 14H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur le continent européen, gagnait 1,74% à 103,05 dollars, soit une hausse de près de 50% comparé aux niveaux d'avant-guerre.


"Crise humanitaire majeure"

Pour le patron du géant pétrolier saoudien Aramco, la guerre a déclenché le "plus grand choc énergétique" jamais connu dans le monde. "Même si le détroit d'Ormuz rouvrait aujourd'hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre", a affirmé son PDG Amin Nasser, estimant que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu'en 2027.

Outre les hydrocarbures, Ormuz est essentiel au transport d'engrais mondiaux: un tiers y transite habituellement. Son blocage risque de provoquer d'ici "quelques semaines" une "crise humanitaire majeure", a averti lundi auprès de l'AFP Jorge Moreira da Silva, le chef d'un groupe de travail de l'ONU chargé de libérer le passage de ces matières cruciales.

D'après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle du détroit d'Ormuz et une levée simultanée du blocus naval américain.

Selon le quotidien américain, l'Iran mentionne des négociations sur le crucial dossier nucléaire dans un délai de 30 jours. Il offrirait de "diluer" une partie de son uranium hautement enrichi et de transférer le reste dans un "pays tiers", mais refuserait un démantèlement de ses équipements et un moratoire sur 20 ans de son processus d'enrichissement d'uranium.

Washington et de nombreux pays soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique, ce qu'il dément, défendant son droit au nucléaire civil.


"Faire pression"

Après plus d'un mois de trêve, une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad. Depuis, la voie diplomatique piétine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait estimé dimanche que la guerre, qui a fait des milliers de morts principalement en Iran et au Liban, n'était pas terminée.

Selon lui, de l'uranium enrichi doit être "retiré" d'Iran et des sites d'enrichissement "démantelés".

"Téhéran ne montre aucun signe de capitulation" et "calcule que la hausse des prix mondiaux du pétrole et les pénuries de produits obligeront Trump à mettre fin au conflit sans obtenir les concessions majeures, notamment nucléaires, qu'il recherche", analyse le centre de réflexion américain Soufan Center.

Dans le Golfe, où les monarchies alliées de Washington avaient fait l'objet de frappes iraniennes dès le déclenchement de la guerre, de nouvelles attaques avaient été signalées dimanche.

Au Qatar, un vraquier en provenance d'Abou Dhabi a été visé par un drone dans les eaux territoriales, tandis que d'autres attaques de drones ont été rapportées aux Koweït et aux Emirats arabes unis.

Abou Dhabi a directement accusé l'Iran.

Au Liban, autre front de la guerre où une trêve est théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, le Hezbollah pro-iranien et Israël poursuivent leurs frappes.

Censées ouvrir la voie à des négociations de paix, de nouvelles discussions, rejetées par le Hezbollah, doivent se tenir les 14 et 15 mai à Washington entre le Liban et Israël.

Le président et le Premier ministre libanais, Joseph Aoun et Nawaf Salam, ont appelé lundi les Etats-Unis à "faire pression" sur Israël pour qu'il cesse ses opérations, lors d'entretiens avec l'ambassadeur américain Michel Issa.


L'Iran a dit lundi avoir réclamé l'arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse. "La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran", a avancé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.Avant d'énumérer les revendications de la République islamique: "la fin de la guerre dans la région" y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et "la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années".La veille, le président américain s'était insurgé sur son réseau Truth Social: "je viens de lire...