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Moyen Orient et Monde

La santé de Clinton et Trump examinée à la loupe

Présidentielle US

Des photos de la candidate démocrate aidée de son équipe pour grimper quelques marches ravivent les rumeurs sur son état de santé.

11/08/2016

En pleine campagne présidentielle, à trois mois à peine du scrutin, les États-Unis vivent aujourd'hui dans la hantise d'un leader fragilisé par des problèmes de santé. En effet, certaines photos de Hillary Clinton, comme celles publiées par le journal électronique conservateur Drudge Report, et dans lesquelles on voit la candidate démocrate monter des marches, soutenue par plusieurs personnes, alimentent cette crainte. Ce même média rappelle également les différents accidents de santé qu'elle a eus ces dernières années. En 2012, une embolie cérébrale l'avait laissée dans le coma quelques heures durant ; elle avait aussi fait une chute en embarquant dans un avion, en 2011, et une autre en se rendant à la Maison-Blanche, en 2009, qui lui avait valu un bras cassé. Un expert du processus électoral souligne d'ailleurs que si Mme Clinton gagne la bataille, le 8 novembre prochain, elle aura accédé à la première magistrature à l'âge de 70 ans. Ronald Reagan, lui, avait presque le même âge en amorçant son second mandat.

 

(Lire aussi : L’attaque de Trump contre les Khan, début de la fin pour Trump?)

 

Tout cela rappelle, précise la même source, les problèmes de santé du président John F. Kennedy. Un jour de 1960, son vice-président, Lyndon Johnson, lui avait demandé s'il souffrait de la maladie d'Addison (une maladie endocrinienne rare), mais Kennedy avait nié les faits. Toutefois, l'autopsie effectuée après son assassinat, trois ans plus tard, a montré qu'il souffrait de ce mal.

La liste des anti-Trump s'allonge
Pendant ce temps, du côté républicain, le Dr Harold Bomstein, de l'hôpital Lenos Hill à New York, a affirmé récemment en parlant de Donald Trump que « s'il gagne, il sera l'individu le plus sain qui ait été élu comme président ».
Bonne santé ou pas, Donald Trump est considéré par son propre parti comme pouvant être un président « dangereux ». Cette notion apparaît notamment dans un manifeste signé par cinquante éminents experts républicains en matière de sécurité nationale. Selon eux, leur candidat « manque de caractère, de valeurs et d'expérience pour être un chef d'État ». La liste des membres républicains de la Chambre des représentants et du Sénat critiquant le candidat républicain ne cesse d'ailleurs de s'allonger. Parmi les mécontents, la sénatrice Susan Collins qui a publié dans le Washington Post un éditorial dans lequel elle affirme que le millionnaire « ne reflète pas les valeurs historiques républicaines ni l'approche globale de la gouvernance nécessaire pour colmater les divisions de notre pays ».

 

(Lire aussi : Trump : « Je n’ai rien à voir avec la Russie »)

 

Dans ce contexte politique tendu, un troisième parti semble émerger. Profitant des déchirures entre les deux grands partis et entre les membres de chacun, les indépendants sont en train de tenter une percée. L'un des candidats de ce bord, à coloration républicaine, Evan McMullin, a déclaré à la chaîne de télévision ABC : « Au cours de cette année où les Américains ont perdu foi dans les candidats des deux grands partis, il est temps qu'un nouveau leadership se fasse entendre. » Et d'ajouter : « Il n'est jamais trop tard pour bien faire et les Américains méritent mieux ce que peuvent leur offrir Donald Trump ou Hillary Clinton. » Visent également la présidence au sein de cette mouvance deux autres candidats : le libertaire Gary Johnson et la nominée des Verts Jill Stein. Leurs supporters veulent donner un grand coup de pouce « à l'alternative des nominés des deux grands partis historiques, mais néanmoins impopulaires », explique un analyste.

 

 

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