Le surpoids lié à huit types de cancer supplémentaires
Être en surcharge pondérale peut augmenter la probabilité de développer des cancers de l'estomac et de l'appareil digestif, mais également des tumeurs au cerveau ou aux organes reproducteurs, selon un compte-rendu du Centre international de la recherche sur le cancer (Circ/Iarc), basé à Lyon, en France, publié dans la revue The New England Journal of Medicine.
Le surpoids peut accroître le risque de cancer de l'estomac, du foie, de la vésicule biliaire, du pancréas, des ovaires et de la thyroïde, précise le Circ. Le risque de méningiome (un cancer du cerveau) et de myélome (atteinte de la moelle osseuse) est également supérieur chez une personne en excès de poids, a ajouté le Circ.
En 2002, cet organisme qui dépend de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait fait savoir que l'excès de poids pouvait favoriser le développement du cancer du côlon, de l'œsophage, du rein, du sein et de l'utérus.
Les chercheurs ont épluché plus d'un millier d'études sur le lien entre surpoids et risque de cancer et ont conclu que limiter la prise de poids au fil des ans pouvait permettre de réduire le risque de souffrir de ces cancers.
« Le fardeau du cancer dû au surpoids ou à l'obésité est beaucoup plus important que ce que l'on pensait auparavant », a indiqué Graham Colditz, président du groupe de travail du Circ et membre de l'école de médecine de l'université Washington de Saint-Louis. « De nombreux cancers récemment identifiés comme étant liés à un excès de poids ne figuraient même pas sur les radars comme ayant une composante "poids" », a-t-il ajouté.
Une commotion cérébrale chez les jeunes peut avoir des effets à long terme
Les jeunes qui souffrent de lésion au cerveau, comme des commotions cérébrales, sont davantage susceptibles de connaître des problèmes psychologiques ou de comportement sur le long terme, selon les résultats d'une vaste étude publiée dans la revue PLOS Medicine.
Ces travaux se sont penchés sur 100 000 enfants et adolescents nés en Suède entre 1973 et 1985 ayant subi au moins un traumatisme cérébral avant l'âge de 25 ans. Les chercheurs ont comparé ce groupe avec leurs frères et sœurs n'ayant pas été blessés, et les ont suivis jusqu'à l'âge de 41 ans en moyenne.
« Nous avons découvert qu'un traumatisme cérébral dans l'enfance prédisait de manière assez constante un risque ultérieur de mortalité prématurée, d'internement ou de consultation psychiatrique, un plus bas niveau d'éducation ou le fait que la personne aura droit au versement de pensions d'invalidité », souligne l'étude menée par Seena Fazel, de l'université d'Oxford au Royaume-Uni. « Les effets étaient d'autant plus marqués pour ceux ayant subi des traumatismes lourds ou récurrents, et pour ceux blessés alors qu'ils étaient plus âgés », ajoute le rapport.
Dans un article accompagnant cette étude, Donald Redelmeier et Sheharyar Raza, du département de médecine de l'université de Toronto, tempèrent les résultats de ces travaux, soulignant que les risques décrits ici résultent de la comparaison de deux groupes distincts. Ce n'est pas la même chose que d'évaluer un risque absolu, qui reflète le risque d'une personne de développer un problème ou une maladie durant sa vie. « La plupart des gens semblent se remettre complètement », et « n'ont pas d'effets à long terme », écrivent-ils.
(Source : AFP)


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