Un soir, dans le vent,
Quand le ciel devient confident,
De l'obscurité, de l'inconscient,
J'ai décidé de me dévoiler,
D'ouvrir mes volets,
Trouver un sens à l'humanité,
Quand on n'est plus maître de soi.
Quand on croit avoir tout compris,
À l'existence de l'homme, à sa vie...
Quand, par peur, on cherche à obéir,
En vrai à se détruire,
Par des normes et des lois
Au titre de la foi,
Et on n'est plus maître de soi.
Regards intolérants,
Critiques et jugements,
Différences dans l'appartenance,
Nuances dans les croyances...
Et c'est à ce moment-là,
Qu'éclate le combat,
Et on n'est plus maître de soi.
Églises brûlées, mosquées saccagées,
Des canons, des épées, une spiritualité tuée,
À quoi bon ces futilités ?
On croit protéger cette conviction,
Qui, en réalité, n'est qu'une malédiction,
Nous repoussant des vraies choses auxquelles on tient,
Des vraies valeurs auxquelles on appartient.
Pourquoi devenir fous et aveuglés
Par ces dogmes partagés ?
Quand Dieu est le centre d'intérêt,
Pourquoi les superficialités ?
Un soir, dans le vent,
J'ai décidé de me dévoiler,
D'ouvrir mes volets,
Pour voir Dieu d'un œil différent...
Le voir dans le rire d'un enfant,
Dans les bras d'une maman !
L'écouter me parler par le chant des oiseaux,
Me conseiller par le ruissellement des eaux.
Le sentir par les mains abîmées d'un ouvrier,
Par le sourire ridé d'un père fatigué...
Un soir, dans le vent,
Une lueur étrange dans l'âme,
J'ai fermé mes volets
Et j'ai décidé
De croire en Dieu par mes propres pensées.
Ignorer, méconnaître, mépriser,
Ceux qui au nom de la religion
veulent nous manipuler, nous séparer, nous borner...
Pour qu'on ne soit plus maître de soi !
Ce soir, j'ai décidé de me contenter du verbe aimer
Pour vivre ma confession,
Qui n'est ni fanatisme ni sectarisme...
Mais plutôt altruisme et abnégation !
Parce que croire en Dieu, c'est croire en l'homme ;
Croire en ce fils de l'humanité, image de charité et de fraternité !
Cindy ABOU CHACRA


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Yâ harâââm !
12 h 35, le 22 août 2016