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Nos lecteurs ont la parole - Sarah Baydoun

La poésie, l’art et la plume

Permettez-moi de rédiger cet article en hommage à l'art et à la plume. Je peux même sentir les éraflures de ma pauvre plume en rage sur ce blême papier. Cependant, je ne peux pas essuyer ses larmes d'encre infusées de peine et de dégoût. Assurément, s'il y a une chose que cette démente évolution technologique n'a pas encore gâché, c'est mon stylo. Mon stylo qui tentera de déployer les vraies ailes de la poésie dans un monde où tous sont chasseurs. Un monde où tous ceux qui possèdent une trousse et un joli petit carnet deviennent « écrivains », et tous ceux
qui ont de bonnes notes en dictée sont « poètes ».
En somme, la poésie c'est quand Déméter, déesse grecque des récoltes, accablée suite à l'enlèvement de sa fille Perséphone par Hadès, dieu des enfers, arrête de s'occuper des plantes. Dès lors, la terre s'engouffra dans une sinistre mort hivernale. Un compromis avec Zeus permit à Perséphone de visiter sa malheureuse mère deux saisons par an. C'est à ce moment que l'euphorie couronna le cœur de Déméter et que ses larmes devinrent rosées, ses joues des roses, ses regards de doux rayons et ses soupirs des sourires. La poésie c'est la mélancolie qui se métamorphose en haine, la haine en amour et l'amour en métaphores.
Non ce n'est pas reformuler les lignes de Paolo Coelho parce que votre copain a aimé la photo d'une fille sur Instagram. La poésie c'est quand un tout petit Palestinien brise avec son tout petit poème tous les cœurs, sans jamais briser personne. C'est quand il touche le monde entier sans jamais mettre le pied hors de son pays. La poésie n'est pas une collection de mots sophistiqués au sens aussi profond que la peau, et que personne ne déchiffre et ne devrait pas l'être.
Ce n'est pas une citation désabusée qui va pulvériser votre esprit, ni deux ou trois vers qui vont faire valser votre cœur. Ce n'est pas du jus de grenadine qui s'emparera de votre sobriété.

Sarah BAYDOUN

Permettez-moi de rédiger cet article en hommage à l'art et à la plume. Je peux même sentir les éraflures de ma pauvre plume en rage sur ce blême papier. Cependant, je ne peux pas essuyer ses larmes d'encre infusées de peine et de dégoût. Assurément, s'il y a une chose que cette démente évolution technologique n'a pas encore gâché, c'est mon stylo. Mon stylo qui tentera de déployer les vraies ailes de la poésie dans un monde où tous sont chasseurs. Un monde où tous ceux qui possèdent une trousse et un joli petit carnet deviennent « écrivains », et tous ceuxqui ont de bonnes notes en dictée sont « poètes ».En somme, la poésie c'est quand Déméter, déesse grecque des récoltes, accablée suite à l'enlèvement de sa fille Perséphone par Hadès, dieu des enfers, arrête de s'occuper des plantes. Dès lors,...
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ET PUISQU'IL S'AGIT DE POÉSIE, CHÈRE MADAME : LA POÉSIE LE POÈTE : VIENS GOÛTER AUX ACCORDS DOUX DE LA POÉSIE QUI, NOYANT LE CHAGRIN, PANSE LA NOSTALGIE. QUAND JE RÊVE AU PASSÉ, LE SOIR, AU COIN DU FEU, CHAQUE MOT DE MON COEUR FUSE COMME UN AVEU. JE CHANTE DANS MES VERS L'AMOUR ET LA SOUFFRANCE, SOUVENT LE DÉSESPOIR, RAREMENT L'ESPÉRANCE. J'INVOQUE LE SOLEIL, QUI SE LÈVE AU MATIN, D'ÉTERNISER SES FEUX ; MAIS JE L'IMPLORE EN VAIN. JE CONFESSE À LA LUNE, AU FLOT, À L'AQUILON, À QUI PENSE ET QUI SENT, QUI SOUFFRE ET QUI RESPIRE, LES SENTIMENTS AMERS QUI TOURMENTENT MA LYRE. L'ESPRIT : PAR LES CHANTS CONSACRÉS DE TON LUTH ÉLOQUENT, ET TES CRIS DOULOUREUX POUR LA FEMME INFIDÈLE, TU CRÉAS D'UNE AMANTE UNE IDOLE IMMORTELLE. TON CHAGRIN INCURABLE, Ô MON PLUS CHER AMI, EN VIBRANT SUR LES FILS DE TA LYRE INSPIRÉE, JETTE UN RAYON D'ESPOIR SUR TON ÂME ÉPLORÉE ; CAR, Ô FILS DE VÉNUS QUE VÉNUS A MEURTRI, TON AMOUR PAR TES VERS RESSUSCITE ET REVIT !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 21, le 19 août 2016

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  • ET PUISQU'IL S'AGIT DE POÉSIE, CHÈRE MADAME : LA POÉSIE LE POÈTE : VIENS GOÛTER AUX ACCORDS DOUX DE LA POÉSIE QUI, NOYANT LE CHAGRIN, PANSE LA NOSTALGIE. QUAND JE RÊVE AU PASSÉ, LE SOIR, AU COIN DU FEU, CHAQUE MOT DE MON COEUR FUSE COMME UN AVEU. JE CHANTE DANS MES VERS L'AMOUR ET LA SOUFFRANCE, SOUVENT LE DÉSESPOIR, RAREMENT L'ESPÉRANCE. J'INVOQUE LE SOLEIL, QUI SE LÈVE AU MATIN, D'ÉTERNISER SES FEUX ; MAIS JE L'IMPLORE EN VAIN. JE CONFESSE À LA LUNE, AU FLOT, À L'AQUILON, À QUI PENSE ET QUI SENT, QUI SOUFFRE ET QUI RESPIRE, LES SENTIMENTS AMERS QUI TOURMENTENT MA LYRE. L'ESPRIT : PAR LES CHANTS CONSACRÉS DE TON LUTH ÉLOQUENT, ET TES CRIS DOULOUREUX POUR LA FEMME INFIDÈLE, TU CRÉAS D'UNE AMANTE UNE IDOLE IMMORTELLE. TON CHAGRIN INCURABLE, Ô MON PLUS CHER AMI, EN VIBRANT SUR LES FILS DE TA LYRE INSPIRÉE, JETTE UN RAYON D'ESPOIR SUR TON ÂME ÉPLORÉE ; CAR, Ô FILS DE VÉNUS QUE VÉNUS A MEURTRI, TON AMOUR PAR TES VERS RESSUSCITE ET REVIT !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 21, le 19 août 2016

  • CE QU'EST LA POÉSIE : LA POESIE LE POÈTE : VIENS GOÛTER AUX ACCORDS DOUX DE LA POÉSIE QUI, NOYANT LE CHAGRIN, PANSE LA NOSTALGIE. QUAND JE RÊVE AU PASSÉ, LE SOIR, AU COINH DU FEU, CHAQUE MOT DE MON COEUR FUSE COMME UN AVEU. JE CHANTE DANS MES VERS L'AMOUR ET LA SOUFFRANCE, SOUVENT LE DÉSESPOIR? RA

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 08, le 19 août 2016

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