Et de 21 ! L’Américain Michael Phelps (couloir central) à l’arrivée du 200 m papillon aux JO de Rio. Pour 4/100es seulement, l’indétrônable roi de la natation a décroché sa 21e médaille d’or et sa 25e médaille olympique au total. François-Xavier Marit/AFP
Au lendemain de l'exploit XXL de Michael Phelps dans les bassins, deux autres vétérans des JO se sont illustrés en cyclisme, le Suisse Fabian Cancellara et l'Américaine Kristin Armstrong, qui se sont emparés des titres du contre-la-montre.
Mardi, les JO ont offert ce qu'ils avaient de plus beau : un roi indétrônable, présent depuis des lustres et jamais rassasié. Un de ceux qui écrivent la légende. Michael Phelps (31 ans) a conquis ses 24e et 25e médailles olympiques – ses 20e et 21e en or – sur le 200 m papillon et le relais 4 x 200 m, un exploit rien moins qu'invraisemblable. Il est aussi le premier nageur à compter quatre médailles olympiques dans la même épreuve individuelle, le 200 m papillon.
Michael Phelps avait décroché 8 de ses 21 médailles d'or en 2008 à Pekin, où Fabian Cancellara avait remporté le titre du contre-la-montre. Huit ans plus tard, le Suisse (35 ans), surnommé Spartacus, a récidivé sur les 54,5 km d'un parcours très accidenté et sur une route très humide. Il a devancé le Néerlandais Tom Dumoulin et le vainqueur du Tour de France, le Britannique Chris Froome (3e). L'Américaine Kristin Armstrong avait également été médaillée d'or à Pékin en 2008. Et à presque 43 ans, elle est toujours là ! La plus âgée des championnes olympiques de cyclisme, également sacrée en 2012, a décroché son troisième or olympique sur les 29,7 kilomètres d'un parcours piégeux, avec une descente technique sous la pluie. Elle a battu la Russe Olga Zabelinskaya de 5 secondes et la Néerlandaise Anna Van der Breggen de 11 secondes. Chavirée de bonheur et épuisée, elle s'est effondrée sur la chaussée détrempée après la ligne.
Les fauves du 100 m patientent
Mais les plus belles histoires de sport s'accompagnent aussi des dérives les plus sombres. Une haltérophile taïwanaise a été exclue des Jeux hier matin par son comité olympique après avoir subi un contrôle positif, nouvelle illustration d'un dopage endémique dans ce sport. Lin Tzu-Chin, l'une des favorites pour le titre dans la catégorie des moins de 63 kg, n'avait pas pris part à la finale mardi, remportée par la Chinoise Deng Wei. À 28 ans, elle avait déjà été suspendue pour dopage en 2010 pendant deux ans. La nouvelle vient faire écho aux déclarations de Michael Johnson, octuple champion du monde du 200 et 400 m : « J'aimerais bien qu'ils (le CIO) disent qu'un athlète, même suspendu une seule fois pour dopage, ou même avec une seule infraction de dopage, ne puisse pas participer aux Jeux. »
Les nageurs, comme chaque jour depuis samedi, étaient à l'honneur hier soir avec la course reine, le 100 m nage libre messieurs, dont le vainqueur sortira des Jeux avec le titre indiscutable d'homme le plus rapide du monde dans l'eau. Nathan Adrian, premier de sa demi-finale mardi soir, rêve de devenir le premier Américain à conserver son titre olympique de la discipline depuis 88 ans et le mythique Johnny Weissmuller, face entre autres aux Australiens Cameron McEvoy et Kyle Chalmers.
Le Brésil tremble
Mais, comment dire... Les Brésiliens se moquent de tout ça comme d'une guigne. Non pas que leurs Jeux ne les intéressent pas du tout, eux qui ont fini par accepter d'endosser un peu de fierté après une cérémonie d'ouverture réussie et un premier titre, lundi, avec la judoka Rafaela Silva en - 57 kg. Mais leurs Jeux à eux, les vrais, ceux qui feront chavirer le pays ou le plongeront dans la déprime en des temps de crise politique et de récession économique, c'est bien le tournoi de football.
La Seleçao olimpica doit absolument battre le Danemark, à Salvador, pour être sûre d'éviter une incroyable élimination dès le premier tour. Une victoire qualifierait les Brésiliens. Une défaite les éliminerait. Un nul, et leur sort serait indexé au résultat du match entre Irakiens et Sud-Africains, disputé en même temps à Sao Paulo. Et si les deux rencontres s'achevaient sur le même score, provoquant une égalité parfaite au classement entre Brésil et Irak, un tirage au sort devrait les départager.
« Nous sommes nerveux et voulons tellement marquer que ça nous fait perdre nos moyens », a admis, le rouge au front, le milieu Renato Augusto. Une fébrilité qui trouve son origine dans le drame de 2014, lorsque le Brésil avait été éliminé en demi-finale de « son » Mondial, sur une humiliation historique (7-1) face à l'Allemagne. La star barcelonaise Neymar, un des trois joueurs hors classe d'âge du groupe, peut-elle faire basculer le match du bon côté ? S'il est habitué aux matches à enjeu, il aura rarement eu les regards de son pays tout entier à ce point braqués sur lui.
Jung dans la légende
En équitation, l'Allemand Michael Jung a conservé le titre individuel du concours complet en terminant avec deux parcours de saut d'obstacles sans faute, pour devancer avec 40,90 points le Français Astier Nicolas (48 pts) et l'Américain Phillip Dutton (51,80 pts). Il offre ainsi à l'Allemagne sa première médaille d'or des Jeux de Rio. Jung a rejoint les deux seuls cavaliers de l'histoire des JO à avoir réalisé le doublé : le Néerlandais Charles Pahud de Mortanges (1928-1932) et le Néo-Zélandais Mark Todd (1984-1988), 7e à Rio. Jung montait le même partenaire qu'à Londres, Sam (16 ans désormais), avec lequel il avait également triomphé par équipes, après que le jeune Takinou (9 ans) eut été mis hors course il y a trois semaines par une fièvre infectieuse. Le cavalier du Bade-Wurtemberg a raté de peu le double double, la Mannschaft se classant 2e par équipes derrière la France.
En tennis, Andy Murray – champion olympique en titre – s'est qualifié pour le 3e tour en dominant mardi Juan Monaco (6-3, 6-1). Rafael Nadal (5e mondial) s'est lui aussi qualifié pour le 3e tour, en dominant Andreas Seppi (6-3, 6-3). Chez les dames, Garbiñe Muguruza (n° 4 mondiale) a été éliminée contre toute attente, dès le 3e tour, par Monica Puig (34e), qui s'est imposée en deux sets secs (6-1, 6-1). Muguruza n'a été que l'ombre d'elle-même lors de ce match achevé en à peine une heure.
(Source : AFP)


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