Andrew Bosworth, vice-président de Facebook chargé de la publicité, fait valoir hier que la principale raison pour laquelle les internautes utilisent des logiciels antipub est la volonté « d’arrêter des publicités ennuyeuses ». Dado Ruvic/Reuters
Le réseau social américain Facebook a annoncé hier son intention de désactiver les logiciels antipub des utilisateurs se connectant à son service depuis un ordinateur, mais leur promet davantage d'outils pour gérer les annonces qu'ils voient. « Nous allons commencer à montrer des publicités sur Facebook pour les gens qui utilisent actuellement des logiciels bloquant la publicité », écrit Andrew Bosworth, un vice-président notamment chargé de la publicité, dans un message publié sur le site du groupe.
Facebook rappelle que le blocage des publicités en ligne « réduit les financements nécessaires pour soutenir le journalisme et les autres services gratuits dont nous profitons sur Internet. Facebook est l'un de ces services gratuits, et les publicités soutiennent notre mission de donner aux gens le pouvoir de partager (des informations) et de rendre le monde plus ouvert et connecté ».
La publicité est généralement la principale source de revenus des services proposés gratuitement aux consommateurs sur Internet. Or le manque à gagner représenté par les logiciels bloqueurs de publicité pourrait atteindre 27,8 milliards de dollars d'ici à 2020, soit 10 % du marché mondial de la publicité en ligne, avait estimé en mai le cabinet Juniper Research.
« Plutôt que de payer les sociétés de logiciels antipub pour débloquer les publicités que nous affichons – ce que certaines de ces sociétés nous ont invités à faire dans le passé–, nous donnons le contrôle aux gens avec des mises à jour de nos préférences publicitaires et nos autres outils de contrôle publicitaires », a précisé Andrew Bosworth.
(Source : AFP)