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Sport - Jeux Olympiques - Cérémonie D’Ouverture

Rio promet « la plus grande fête jamais organisée » au Brésil

La barre est haute pour le trio de directeurs artistiques à la manœuvre, en dépit des contraintes financières dans un pays plongé dans une récession économique aiguë, assortie d'une sévère crise politique.

Première ville sud-américaine hôte des Jeux olympiques, Rio veut offrir « la plus grande fête jamais organisée » au Brésil, pays du carnaval et de la samba, lors de la cérémonie d'ouverture dans le mythique stade Maracana, ce soir à 20h00 heure locale (02h00 samedi à Beyrouth). La barre est haute pour le trio de directeurs artistiques à la manœuvre, dont le réalisateur brésilien Fernando Meirelles, après le spectacle inventif et décalé qui avait rencontré un franc succès à Londres il y a quatre ans. D'autant qu'il a dû composer avec des moyens très éloignés du faste de Pékin et du budget londonien, dans un pays plongé dans une récession économique aiguë assortie d'une sévère crise politique. Une enveloppe « douze fois inférieure à celle de Londres, vingt fois à celle de Pékin », estime Meirelles, qui a notamment réalisé La Cité de Dieu et The Constant Gardener. Malgré ces contraintes financières, « nous voulons proposer la plus grande fête jamais organisée dans ce pays », lance Daniela Thomas, codirectrice artistique de la cérémonie. Sous les yeux de quelque trois milliards de téléspectateurs à travers le monde, le légendaire Maracana, garni de près de 80 000 spectateurs, sera ainsi transformé le temps d'une soirée en sambodrome. Y défileront des centaines de représentants d'une douzaine d'écoles de samba, dans l'ordre du classement du dernier carnaval en février.

Antidépresseur
Le mot d'ordre que s'est fixé Meirelles ? « Que la cérémonie d'ouverture fasse l'effet d'un antidépresseur pour le Brésil. Les Brésiliens pourront la regarder et se dire : Nous sommes un peuple agréable, (...) nous savons profiter de la vie. » Seront également de la fête les mélodies de deux icônes de la musique populaire brésilienne, Gilberto Gil et Caetano Veloso. Et l'ex-mannequin vedette Gisele Bündchen, retirée des podiums depuis 2015, défilera au son de l'incontournable A Garota de Ipanema. L'apparition de l'ancienne top model a fait naître une polémique quand la presse brésilienne a bruissé ces derniers jours de fuites selon lesquelles elle jouerait un simulacre d'agression par un gamin des rues, alors que la scène est courante à Rio, ville à la criminalité en hausse. Mais les organisateurs ont affirmé qu'il « n'y aurait pas de scène de vol » dans le spectacle. Les quelque quatre heures de show n'échapperont pas à une figure imposée, un voyage à travers les étapes marquantes de l'histoire du pays : la colonisation portugaise, une évocation de l'esclavage ou encore le vol du pionnier de l'aviation Alberto Santos-Dumont dans son 14 Bis au début du XXe siècle. Le spectacle se projettera également sur l'avenir de la planète, avec un tableau sur le réchauffement climatique soulignant le rôle crucial du Brésil, qui abrite la majeure partie de la forêt amazonienne.

Pelé dernier relayeur ?
Secret bien gardé en revanche, l'identité du dernier relayeur de la flamme olympique qui allumera la vasque du Maracana, alors qu'une seconde s'embrasera simultanément dans le centre de Rio, dans la zone portuaire rénovée. Le « roi » Pelé, seul footballeur triple champion du monde, est le favori des pronostics. Même si, à 75 ans, il marche difficilement à l'aide d'une canne après plusieurs opérations de la hanche. « J'en serais honoré (...). Ce serait une opportunité formidable dans mon pays », a reconnu la légende du football brésilien, dans la presse française. Encore faut-il qu'il se défasse d'engagements prévus avec des sponsors, selon ses déclarations à la télévision brésilienne. Gustavo Kuerten, triple vainqueur de Roland-Garros, toujours très haut placé dans le cœur des Brésiliens, pourrait toutefois le priver de cet instant historique. Les premiers JO sud-américains de l'histoire s'ouvriront toutefois dans un contexte politique tendu. Sans Dilma Rousseff, la présidente suspendue, qui fait face à une procédure de destitution et refuse d'être réduite à « un second rôle » sous le regard du monde entier. Sans non plus son prédécesseur Lula, au rôle pourtant déterminant dans l'obtention des JO il y a huit ans. C'est Michel Temer, président par intérim depuis la mi-mai, qui déclarera les XXVIIIes Jeux olympiques de l'ère moderne ouverts. Le vice-président de Rousseff s'est déjà dit « fin prêt » à subir huées et sifflets. Cette cérémonie « carnavalesque » sera ponctuée du défilé des équipes, derrière leur porte-drapeau. Parmi elles, une délégation de dix réfugiés défilera sous la bannière olympique.
(Source : AFP)

Première ville sud-américaine hôte des Jeux olympiques, Rio veut offrir « la plus grande fête jamais organisée » au Brésil, pays du carnaval et de la samba, lors de la cérémonie d'ouverture dans le mythique stade Maracana, ce soir à 20h00 heure locale (02h00 samedi à Beyrouth). La barre est haute pour le trio de directeurs artistiques à la manœuvre, dont le réalisateur brésilien Fernando Meirelles, après le spectacle inventif et décalé qui avait rencontré un franc succès à Londres il y a quatre ans. D'autant qu'il a dû composer avec des moyens très éloignés du faste de Pékin et du budget londonien, dans un pays plongé dans une récession économique aiguë assortie d'une sévère crise politique. Une enveloppe « douze fois inférieure à celle de Londres, vingt fois à celle de Pékin », estime...
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