La monnaie unique a profité du ton plutôt prudent de la Réserve fédérale, d'une croissance américaine décevante et de statistiques européennes plus favorables pour reprendre provisoirement le dessus sur le billet vert. Mais cette récente accélération s'est vite essoufflée.
Au terme de sa dernière réunion de politique monétaire, la Fed a certes estimé que les risques menaçant l'économie avaient diminué depuis son dernier communiqué mais la banque centrale américaine, probablement soucieuse de la cherté du dollar, s'est bien gardée d'ouvrir la porte à une nouvelle hausse de taux à court terme. Dans la foulée, le PIB de la première puissance mondiale enregistrait au deuxième trimestre une timide progression de +1,2 % en rythme annuel selon une première estimation, décevant significativement les marchés après l'anémique +0,5 % enregistré au premier trimestre et alors que les économistes anticipaient un taux de croissance nettement supérieur sur la période avril-juin (+2,6 % sur un an).
Au sein du Vieux Continent, au contraire, les derniers indicateurs ont surpris positivement en dépit des risques liés au Brexit. Le PIB de la zone euro a progressé de +0,3 % entre le premier et le deuxième trimestre, après avoir déjà enregistré +0,6 % sur les trois premiers mois de l'année. Le taux de chômage s'est par ailleurs stabilisé tandis que l'inflation a progressé plus que prévu en Allemagne comme au sein de l'Union monétaire, et que la confiance économique s'est raffermie au mois de juillet.
Cet article est réalisé par Fidus

