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Liban - Droits De L’Homme

La société civile dénonce la xénophobie à l’égard des réfugiés syriens

Un collectif d'associations de défense des droits de l'homme a dénoncé hier la xénophobie ambiante à l'égard des réfugiés syriens. « La xénophobie et les violations des droits de l'homme ne sont pas le moyen d'empêcher l'implantation ni d'instaurer la sécurité », affirment les associations dans un communiqué. L'Association justice et miséricorde (Ajem), le Centre Khiam de réhabilitation des victimes de la torture, Proud Lebanon, le Centre de défense des droits civils, l'Observatoire libanais pour les droits des travailleurs et des employés et l'Association libanaise pour la promotion humaine et l'alphabétisation (Alpha) observent « une montée de l'obsession sécuritaire et de la mobilisation des citoyens et des responsables politiques ». Une situation qui a « attisé la peur des Libanais » et entraîné « la multiplication d'agissements xénophobes, discriminatoires et inhumains contre certains réfugiés syriens qui se trouvent au Liban », constate le communiqué.
Les associations de la société civile regrettent qu'au sein de la population libanaise un mode de pensée généralisé soit aujourd'hui véhiculé, basé sur l'absence de distinction entre un réfugié pacifique, qui a fui la guerre dans son pays, et un réfugié hors la loi. « Tout Syrien n'est pas un criminel, ni un hors-la-loi », martèlent les ONG, invitant l'opinion publique, les municipalités et les forces de l'ordre à ne pas sombrer dans « la phobie ». Et de constater que « plus de 250 000 enfants syriens au Liban sont écartés du système scolaire, selon le rapport de Human Rights Watch ».

Faits réels
« Rien n'est plus fort que le discours politique et partisan pour faire bouger l'opinion publique, estiment les associations. Un discours qui attise les craintes nationale, sécuritaires, vitales et sociales des Libanais, et plus particulièrement le refus de l'implantation et le maintien de la sécurité et de la stabilité. »
Les propos des ONG se basent sur des faits réels. Elles ne manquent pas de rappeler « les arrestations collectives » de ressortissants syriens menées récemment « par des policiers municipaux ou par des partis politiques ». « Cela nous ramène à des périodes sombres que nous pensions révolues », indiquent-elles. Et de dénoncer aussi « les interdictions formelles de circuler » instaurées dans certaines localités à l'égard des réfugiés syriens, « les détentions arbitraires », « le travail forcé » dont certains sont victimes, « les descentes effectuées dans leurs logements », mais aussi « les confiscations de leurs téléphones et de leurs papiers d'identité ». « Autant de mesures humiliantes et vexatoires, auxquelles ces réfugiés sont soumis », note le communiqué.
« La xénophobie et le chauvinisme ambiants n'ont pas protégé le Liban et les Libanais des guerres », ajoute-t-il, précisant que les nations ne développent leur immunité que de l'intérieur, par le respect des libertés, de la culture et des droits de l'homme. Avant d'inviter les autorités et les parties concernées à « ne plus recourir aux mesures et décisions arbitraires à l'égard des réfugiés syriens, mais privilégier plutôt le dialogue sur le dossier, avec la société civile ». Car il ne faut pas oublier que le Liban est signataire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, mais aussi de la convention contre toutes les formes de discrimination, parmi tant d'autres.

Un collectif d'associations de défense des droits de l'homme a dénoncé hier la xénophobie ambiante à l'égard des réfugiés syriens. « La xénophobie et les violations des droits de l'homme ne sont pas le moyen d'empêcher l'implantation ni d'instaurer la sécurité », affirment les associations dans un communiqué. L'Association justice et miséricorde (Ajem), le Centre Khiam de réhabilitation des victimes de la torture, Proud Lebanon, le Centre de défense des droits civils, l'Observatoire libanais pour les droits des travailleurs et des employés et l'Association libanaise pour la promotion humaine et l'alphabétisation (Alpha) observent « une montée de l'obsession sécuritaire et de la mobilisation des citoyens et des responsables politiques ». Une situation qui a « attisé la peur des Libanais » et entraîné...
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