J'accuse.
J'accuse les fonctionnaires de l'administration publique de refuser une gestion administrative saine et efficace dans le but de protéger leurs champs d'intérêts et rafler les deniers de l'État. J'accuse les membres de la monocratie de refuser d'appuyer toute réforme de justice sociale de peur de perdre leur monopole et de freiner tout développement économico-social du pays. J'accuse les économistes frileux de refuser de publier leurs opinions de peur de s'aliéner les faiseurs d'opinion. J'accuse les membres des instances régulatrices de fermer les yeux et passer outre sur le comportement de l'administration publique et de continuer même aujourd'hui de peur du mécontentement des forces obscures qui gouvernent réellement le pays. J'accuse les médias assujettis aux forces obscures de l'ombre. J'accuse les éducateurs qui ont failli à leur mission première, celle de former de vrais citoyens dès le bas âge, mais toutefois, quel citoyen et quelle identité ? J'accuse les instances internationales qui assujettissent les programmes de développement économique aux intérêts des caïds des régions et confessions. J'accuse la caste politique, toute confondue, consciente de la dérive, mais qui refuse de réagir pour ne pas altérer ses intérêts respectifs dans le système mafieux de partage des richesses du pays.
Mais où en sont les jeunes du Liban de réagir, de se révolter et de refuser cet état de fait et ce statu quo qui annihile tout effort de réalisation de leur avenir ? Pourquoi se laisser gruger et berner sans protester ?
Georges E. SALWAN (Avocat)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve