Le ministère du Travail réfute avoir baissé le salaire minimum
Le ministère du Travail a réagi dans un communiqué publié hier à la « confusion » créée par « certains médias et réseaux sociaux » suite à la publication au Journal officiel, le 7 juillet, du décret 3791 du 30 juin 2016 qui substitue le montant du « salaire minimum journalier » à 26 000 livres (17,25 dollars) à celui de 30 000 livres (20 dollars) dans les textes.
Le ministère précise que ce décret ne modifie pas le smic, fixé à 675 000 livres (447 dollars environ) et qui est calculé, « selon le Conseil d'État et le Conseil de la Fonction publique notamment, sur une base de 26 jours de travail par mois ». Selon ce mode de calcul, le salaire minimum journalier doit être fixé à 26 000 livres (pour un total de 676 000 livres par mois).
Le ministère précise enfin que la modification faite par le décret concerné « vient corriger » le décret 7426 du 25 janvier 2012, par lequel le ministre du Travail de l'époque, Charbel Nahas, avait « pris l'initiative de fixer ce salaire à 30 000 livres » avant d'être repris (sic) par les autorités compétentes, suite à un intense bras de fer entre le ministre Nahas et le patronat sur ce sujet. Selon le communiqué, ce texte n'avait pas été modifié sous les ministères successifs, jusqu'à l'adoption du décret 3791. Le décret sur le réajustement des salaires a été publié dans le Journal officiel.
La publication du décret 3 791 au Journal officiel a été remarquée par plusieurs médias et sites d'information en début de semaine. Certains d'entre eux ont alors accusé le ministère de Travail de chercher à discrètement baisser le salaire minimum.
Taxe mobile : Khalil promet des versements réguliers aux municipalités dès août
Le ministre des Finances a déclaré mardi, à l'occasion d'une conférence de presse à la Régie libanaise des tabacs et tombacs, que ses services allaient procéder au versement de la part des municipalités sur le produit de la surtaxe de 10 % sur les recettes de la téléphonie mobile. Selon le ministre, ces versements qui doivent être effectués « tous les trois mois » ont été interrompus en mai « en raison de la tenue des élections municipales ».
En mars, M. Khalil avait transféré 200 milliards de livres au ministère de l'Intérieur afin qu'il les reverse aux municipalités.
Finance
Moody's menace d'abaisser la note de 17 banques turques
L'agence de notation Moody's a placé mardi les notes de 17 banques turques sous surveillance négative et menace de facto de les abaisser après la tentative de coup d'État.
« La mise sous surveillance des notes des banques est le résultat d'un possible affaiblissement de la capacité du gouvernement à soutenir les banques en cas de besoin », précise Moody's.
L'agence souligne « le risque d'une détérioration du contexte économique national, qui risquerait d'affecter les finances des banques ».
Elle pointe notamment « la possible augmentation du coût de financement, une réduction des profits, une réduction de la capacité à générer du capital et un affaiblissement de la qualité des actifs bancaires qui pourraient peser sur les résultats à venir ».
Moody's s'attend à ce que toutes les institutions financières qui possèdent des notes soient affectées par le coup d'État avorté et précise qu'elle évaluera « les caractéristiques de crédit de chaque institution afin de déterminer dans quelle mesure leur note individuelle de crédit pourrait se montrer stable ou être abaissée ».
Dette
La Grèce rembourse sans problème 2,5 mds de dollars à la BCE
La Grèce, qui observe presque à la lettre depuis un an son troisième plan d'aide, a pu rembourser hier à la BCE 2,3 milliards d'euros (2,5 milliards de dollars), un des plus gros paiements de l'année à un de ses créanciers, a-t-on appris de source proche du dossier.
Au total, en comptant d'autres plus petites sommes attachées au principal, l'agence de la dette grecque a lancé hier un paiement de plus de 2,6 milliards d'euros (2,9 milliards de dollars) selon la même source.
L'issue positive de la première revue du plan d'aide achevée en juin avait amené le Mécanisme européen de stabilité à donner son feu vert au déboursement de 10,3 milliards d'euros (11,4 milliards de dollars) le 17 juin. La Grèce a touché en un an 28,9 milliards d'euros (31,9 milliards de dollars) au titre de ce troisième prêt, qui succède à ceux de 2010 et de 2012.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef