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Liban

Mise au point de la municipalité de Amchit : Aucun des prévenus syriens n’a été battu, ni menotté

Au lendemain de l'interrogatoire subi par cinq de ses policiers pour traitement équivoque de déplacés syriens, révélé par des photos, le conseil municipal de Amchit a publié hier un communiqué en réponse aux accusations de racisme dirigées contre lui. « Les médias, ainsi que les réseaux sociaux, ont fait circuler au cours des deux derniers jours des clichés de l'arrestation, par la police municipale, d'un nombre d'ouvriers syriens visibles dans différentes postures, de manière à indiquer un traitement raciste et une violation des droits de l'homme. Il en a résulté des campagnes énergiques, dont certains ont profité pour promouvoir les photos en question dans le seul but d'inciter à la haine. Ce qui a conduit à l'arrestation de cinq policiers municipaux, dans le cadre d'une enquête ouverte », commence à relever le texte, avant d'expliquer le contexte des mesures sécuritaires perceptibles dans les clichés controversés.
« Les mesures prises par la police et par la garde municipale sont en conformité avec les différentes mesures prises par les forces sécuritaires et militaires dans les diverses régions du pays », explique le texte. Il s'agit de « mesures préventives anticipant les intentions connues des parties terroristes ayant pour but de viser des zones sûres pour créer des remous sécuritaires », ajoute le communiqué.
Dans ce contexte, « la patrouille municipale a agi après en avoir notifié les services de sécurité compétents, et sur la base d'une information qui lui était parvenue concernant une situation suspecte observée dans l'un des lieux d'habitat d'ouvriers syriens ». « À son arrivée sur place, la patrouille a été surprise par le nombre énorme d'ouvriers, certains se trouvant sur la voie publique, d'autres à l'intérieur d'un commerce. Ils ont alors été amenés à se regrouper à l'extérieur d'une manière organisée et montrer leurs papiers. Il s'est avéré que nombre d'entre eux sont des clandestins, tandis que d'autres sont détenteurs de papiers non renouvelés depuis au moins un an. Ces considérations, ainsi que leur nombre important ont rendu nécessaire leur répartition en deux groupes », poursuit le texte.
Pour ce qui est des postures auxquelles ont été contraints « les prévenus », le conseil municipal précise : « Il nous importe de revenir sur l'ordre donné aux prévenus de s'agenouiller. Il est vrai qu'il a été demandé au groupe de clandestins de se mettre à califourchon. Mais aucun d'entre eux n'a été ni battu ni menotté », selon le texte.
À la lumière de ces précisions, le conseil municipal rejette « toute accusation de racisme, d'extrémisme, de violation des droits de l'homme ou d'abus de pouvoir qui lui est adressée ». Le conseil réaffirme en même temps que « la sécurité et la dignité des citoyens restent au-dessus de toute autre considération, surtout que le village a accueilli, depuis le début de la guerre syrienne, un nombre important de déplacés syriens ».

Au lendemain de l'interrogatoire subi par cinq de ses policiers pour traitement équivoque de déplacés syriens, révélé par des photos, le conseil municipal de Amchit a publié hier un communiqué en réponse aux accusations de racisme dirigées contre lui. « Les médias, ainsi que les réseaux sociaux, ont fait circuler au cours des deux derniers jours des clichés de l'arrestation, par la police municipale, d'un nombre d'ouvriers syriens visibles dans différentes postures, de manière à indiquer un traitement raciste et une violation des droits de l'homme. Il en a résulté des campagnes énergiques, dont certains ont profité pour promouvoir les photos en question dans le seul but d'inciter à la haine. Ce qui a conduit à l'arrestation de cinq policiers municipaux, dans le cadre d'une enquête ouverte », commence à relever...
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