Achraf Rifi. Photo Ani
Le ministre démissionnaire de la Justice et grand vainqueur des municipales à Tripoli, Achraf Rifi, s'est déchaîné hier contre le Hezbollah, l'accusant ouvertement d'être responsable de l'assassinat de Rafic Hariri, de Wissam el-Hassan et de tous les cadres du 14 Mars, et estimant que le général Michel Aoun n'est pas son candidat « sérieux ».
« Le Hezbollah a assassiné Rafic Hariri et (l'ancien chef du service de renseignements des FSI) Wissam el-Hassan », a lancé M. Rifi dans une interview à Télé-Liban. « Nous possédons des preuves que des membres du Hezbollah ont tué Rafic Hariri », a-t-il affirmé, avant de faire savoir que Wissam el-Hassan avait rencontré Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, à plusieurs reprises, et lui avait présenté ces preuves. « Les assassinats des cadres du 14 Mars ont été menés sur décision syro-iranienne », a-t-il ajouté. Mais « l'assassin de tous les martyrs du 14 Mars n'est que le Hezbollah ».
M. Rifi a toutefois estimé que « l'intérêt national exige la tenue d'un dialogue avec le Hezbollah », mais que la communication avec ce dernier ne peut régler que « des problèmes tactiques, et non pas stratégiques ».
Évoquant les attentats de Qaa, le ministre démissionnaire s'est dit « étonné » du grand nombre de kamikazes en jeu (ils étaient huit) et a dit craindre l'infiltration d'autres assaillants pour « reproduire ailleurs ce qui s'est passé à Qaa ». Cependant, M. Rifi a indiqué ne pas croire à une détérioration totale de la situation sécuritaire dans le pays. « Nul n'y a intérêt, surtout qu'il existe un consensus international à ce sujet », a-t-il dit, sans toutefois exclure les incidents isolés, que « l'armée et les forces de sécurité pourront garder sous contrôle ».
Sur la présidentielle, M. Rifi a estimé que depuis la vacance de la première magistrature, en mai 2014, « le 14 Mars est tombé dans le piège du Hezbollah ». « Nous sommes les faux témoins de son hégémonie sur le Conseil des ministres », a-t-il dit, estimant que l'Iran « ne permettra pas la tenue de la présidentielle tant que son agenda n'est pas totalement mis en œuvre ».
« Michel Aoun et Sleiman Frangié n'accéderont pas à la présidence de la République », a-t-il ajouté, s'adressant en ces termes au général Aoun : « Vous n'êtes pas un candidat sérieux du Hezbollah, mais un instrument de blocage. »
« Je ne donnerai pas la présidence au 8 Mars tant que je suis capable d'affronter ce camp », a encore dit Achraf Rifi avant d'expliquer que la candidature de Sleiman Frangié, adoubée par le courant du Futur, est la raison centrale de son désaccord avec Saad Hariri. « Je suis attaché aux constantes que d'autres ont abandonnées. Je ne suis pas un suiveur, j'ai mon opinion libre et je suis fidèle à la cause et aux martyrs », a conclu Achraf Rifi.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
C'est une histoire comique que nous racontait les inconnus en France. Dans une radio crochet l'animateur pose une question à 1000 francs à un candidat , et lui demande juste après connaissez vous la réponse ? Ce à quoi le candidat sûr de lui répond oui je la connais , et l'animateur s'adresse au public et leur déclare tout haut , vous avez entendu , il connaît la réponse, et le public applaudit . Mr Rifi votre problème est là, vous dites on a donné les preuves au Hezb résistant et nous autres dans le public on devrait vous applaudir ? Donnez les nous svp, surtout que vous dites juste après mais on doit dialoguer avec le hezb résistant, ce qui laisse à penser 2 choses , soit vous mentez effrontément, soit vous êtes jaloux de saad qui serait sur le point de vouloir conclure quelque chose avec le hezb résistant et son candidat INCONTOURNABLE le Général Phare Aoun. Allons donc. ...
15 h 47, le 01 juillet 2016