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Liban

Pour le parti Kataëb, « les attentats de Qaa démentent la théorie du Hezbollah »

Le bureau politique du parti Kataëb a dénoncé hier, à l'issue de sa réunion hebdomadaire à Saïfi sous la présidence de son chef, le député Samy Gemayel, les attentats-suicide de Qaa. Le parti a observé une minute de silence, au début de sa réunion, pour le repos de l'âme des victimes des attentats ainsi que des dizaines de personnes massacrées lors de la guerre civile dans ce même village et à Ras Baalbeck, deux localités enclavées presque exclusivement chrétiennes à la frontière avec la Syrie.
Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, le parti a qualifié les attentats de « graves », estimant qu'ils « se produisent à un moment dangereux sur le plan sécuritaire » et entrent dans le cadre « des aspirations permanentes à entraîner le Liban dans les brasiers de la région ». « Ces attentats démentent la théorie du Hezbollah, selon laquelle le parti se bat en Syrie avec des fonds iraniens pour protéger le Liban et les Libanais, comme l'avait prétendu le secrétaire général du parti », ajoute le communiqué.
Le parti a souligné qu'il soutient « entièrement les habitants de Qaa » et qu'il fait « assumer au gouvernement la responsabilité du manque de sécurité dans la région et de sûreté pour les citoyens », appelant « au renforcement des capacités de l'armée libanaise et des forces de sécurité ».
Le bureau politique Kataëb a traité d'autres dossiers lors de sa réunion d'hier, notamment la vacance à la tête de l'État. Il a fait assumer, dans ce cadre, « la responsabilité de la mise en danger du poste de la présidence de la République aux députés qui boycottent les séances ». Le parti a aussi « rejeté catégoriquement l'adoption de tout amendement fondamental pouvant affecter l'avenir des Libanais en l'absence d'un président de la République, garant de la Constitution et de l'unité des Libanais ».
Les Kataëb ont en outre rejeté « le projet d'enfouissement des déchets non triés sans étude de l'impact environnemental que cela aurait, estimant que ceci conduirait concrètement à un départ systématique des habitants des régions concernées ». Ils ont ensuite fait assumer la responsabilité de la corruption dans le pays au fait que « nul ne cherche à empêcher le CDR de sévir, alors qu'il a prouvé qu'il coordonne les marchés suspects au sein de l'État libanais », le dernier en date étant, selon le parti, « le scandale de la sous-traitance de l'enfouissement au Costa Brava et à Bourj Hammoud qui devrait être déféré devant le parquet financier ».
« Puisque le gouvernement libanais ne se donne même pas la peine de se réunir au moment où se produit un acte sécuritaire pour opposer la réponse opportune et protéger les Libanais, et puisque la priorité pour ce gouvernement est d'adopter des projets suspects en l'absence de tout contrôle de la part du président de la République et du Parlement, il doit démissionner et se transformer en cabinet d'expédition des affaires courantes, afin que cessent les décisions portant atteinte aux deniers publics et à l'avenir du peuple libanais », conclut le communiqué.

Le bureau politique du parti Kataëb a dénoncé hier, à l'issue de sa réunion hebdomadaire à Saïfi sous la présidence de son chef, le député Samy Gemayel, les attentats-suicide de Qaa. Le parti a observé une minute de silence, au début de sa réunion, pour le repos de l'âme des victimes des attentats ainsi que des dizaines de personnes massacrées lors de la guerre civile dans ce même village et à Ras Baalbeck, deux localités enclavées presque exclusivement chrétiennes à la frontière avec la Syrie.Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, le parti a qualifié les attentats de « graves », estimant qu'ils « se produisent à un moment dangereux sur le plan sécuritaire » et entrent dans le cadre « des aspirations permanentes à entraîner le Liban dans les brasiers de la région ». « Ces...
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