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Économie

Brèves

La SFI et la Berd entrent au capital de la filiale turque de Bank Audi
La Société financière internationale (SFI, groupe Banque mondiale), le Financial Institutions Growth Fund (FIG Fund, un fonds de capital-investissement financé et géré par la SFI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) vont devenir actionnaires d'Odeabank, filiale turque de Bank Audi depuis 2012, a indiqué hier cette dernière dans un communiqué.
Cette opération va s'accompagner d'une augmentation de capital d'un milliard de livres turques (près de 340 millions de dollars) à laquelle la SFI, le FIG Fund et la Berd vont contribuer respectivement à hauteur de 110 millions, 38,5 millions et 90 millions de dollars. Les sommes restantes seront avancées par « des investisseurs basés au Moyen-Orient » et par Bank Audi, qui restera l'actionnaire majoritaire d'Odeabank – à 75 % du capital – à l'issue de cette opération devant encore être approuvée par les autorités de régulation turques. « Nous espérons faire entrer Odeabank dans une nouvelle phase de croissance (...) sur un marché turc très prometteur pour le secteur », a déclaré le directeur général exécutif de Bank Audi et président de Odeabank, Samir Hanna.
Cette augmentation de capital doit notamment permettre à Odeabank d'augmenter ses investissements dans le secteur privé, les grands projets d'infrastructure ou les services bancaires en ligne, indique le communiqué.

Protocole d'accord entre le RDCL et la Chambre de commerce libanaise de Côte d'Ivoire
Le président du Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais (RDCL), Fouad Zmokhol, a signé un protocole d'accord avec la Chambre de commerce et d'industrie libanaise de Côte d'Ivoire, selon un communiqué publié hier.
Son but est de « créer des partenariats, synergies et joint-ventures entre les chefs d'entreprise libanais résidant au Liban et leurs homologues en Afrique. »
Cet accord a été signé dans le cadre d'une tournée de M. Zmokhol dans plusieurs pays d'Afrique pour développer le RDCL World, un réseau mondial rassemblant les chefs d'entreprise libanais lancé fin mai.
« Les chefs d'entreprise libanais qui se sont installés dans ces pays depuis des décennies sont nos meilleurs ambassadeurs économiques (...) », a déclaré M. Zmokhol, avant d'ajouter : « Il est crucial de les inciter à investir au Liban dans tous les secteurs productifs et dans toutes les régions libanaises. »

Acier
Face aux surcapacités, deux géants chinois veulent fusionner
Deux des plus gros aciéristes de Chine envisagent de fusionner, ont-il annoncé, dans un contexte de colossales surcapacités qui plombent le secteur et étranglent les producteurs internationaux. Baosteel, deuxième plus gros aciériste chinois, « envisage une restructuration stratégique avec Wuhan Iron and Steel Group », un autre géant, ont annoncé les entités cotées des deux entreprises dans des communiqués distincts à la Bourse de Shanghai dimanche soir. Mais ce projet de restructuration n'a cependant pas encore été confirmé, ont indiqué les deux communiqués, sans fournir davantage de précisions.
La Chine produit environ la moitié de l'acier mondial, mais ses aciéristes, minés par le vif ralentissement économique du pays, ploient sous de colossales surcapacités de production, estimées à plusieurs centaines de millions de tonnes. Ils écoulent donc sur les marchés étrangers une partie de leurs excédents, provoquant un plongeon des prix mondiaux. Baosteel avait annoncé avoir enregistré en 2015 un plongeon de 83 % de son résultat net, à 1 milliard de yuans (150 millions de dollars). Pékin a promis de réduire ses capacités de 100 à 150 millions de tonnes – sur un total de 1,2 milliard de tonnes – d'ici à 2020.
« La fusion de Baosteel et Wuhan Steel cadre avec la stratégie gouvernementale d'accroître l'efficacité et de réduire la concurrence et les surcapacités », a estimé Xu Xiangchun, analyste du cabinet Mysteel, cité par l'agence Bloomberg. Les échanges sur les titres des deux entreprises ont été suspendus hier.

États-Unis
Renault-Nissan interpellé sur des « pratiques antisyndicales »
Des représentants du syndicat américain United Auto Workers (UAW) et de plusieurs syndicats français ont prévu de manifester aujourd'hui devant le siège de Renault pour « interpeller Carlos Ghosn sur les pratiques antisyndicales de l'alliance Renault-Nissan aux États-Unis », ont-ils indiqué dans un communiqué. Cette action vise à mettre en lumière la lutte menée depuis plusieurs années par l'UAW pour implanter une section syndicale dans l'usine Nissan de Canton, située dans l'État américain du Mississippi.
Dans une réponse écrite transmise à l'AFP, Nissan affirme que « dans chaque pays où Nissan est présent, Nissan respecte à la fois la loi et l'esprit de la loi. Nissan respecte les législations du travail et travaille également à ce que tous les employés soient au fait de ces lois, comprennent leurs droits, puissent exprimer librement leur opinion et élire des représentants comme ils le souhaitent ».

Italie
Le Sud a renoué avec la croissance après sept ans de récession
Le sud de l'Italie a renoué avec la croissance en 2015 après sept ans de baisse ininterrompue, avec un taux de 1 % supérieur au reste du pays (+0,8 %), selon des chiffres préliminaires publiés lundi par l'Institut national des statistiques (Istat). Le PIB a progressé de 0,8 % dans le Nord-Est, de 0,2 % dans le centre, de 1 % dans le Nord et dans le Sud (et les îles), avec une forte croissance du secteur agricole dans cette dernière région (+7,3 %). Dans le Sud (Mezzogiorno), le nombre de personnes employées a augmenté de 1,5 %, contre 0,6 % en moyenne dans le pays, tiré non seulement par l'agriculture mais aussi par les commerces, l'hôtellerie, les transports ou encore les télécoms.
L'Italie est sortie en 2015 de trois ans de récession.
Le pays a toujours connu un fort décalage entre le Nord, dynamique économiquement, et le Sud, moins développé et connaissant un taux de chômage bien plus élevé.

La SFI et la Berd entrent au capital de la filiale turque de Bank AudiLa Société financière internationale (SFI, groupe Banque mondiale), le Financial Institutions Growth Fund (FIG Fund, un fonds de capital-investissement financé et géré par la SFI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) vont devenir actionnaires d'Odeabank, filiale turque de Bank Audi depuis 2012, a indiqué hier cette dernière dans un communiqué.Cette opération va s'accompagner d'une augmentation de capital d'un milliard de livres turques (près de 340 millions de dollars) à laquelle la SFI, le FIG Fund et la Berd vont contribuer respectivement à hauteur de 110 millions, 38,5 millions et 90 millions de dollars. Les sommes restantes seront avancées par « des investisseurs basés au Moyen-Orient » et par Bank Audi, qui...
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