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Liban - Iftar

« Qu’on laisse Rafic Hariri en paix », demande le chef du courant du Futur

Un projet de relance économique pour la ville de Tripoli en cours d'exécution.

Lors d'un iftar organisé à la Foire internationale Rachid Karamé à Tripoli, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a insisté sur « la modération » prônée et défendue par son courant politique, en s'attaquant avec virulence à son ancien allié le ministre démissionnaire Achraf Rifi.
Devant un parterre de notables et de responsables politiques parmi lesquels figuraient notamment ses adversaires de la veille, dont l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, M. Hariri a salué la « démocratie » dont ont fait preuve les habitants de Tripoli lors des élections municipales. « Je ne suis pas ici pour exprimer des reproches, mais pour exprimer mon respect envers vous, vos votes et votre volonté », a-t-il dit.
Le leader sunnite a tiré à boulets rouges sur son allié de la veille, qui depuis plusieurs mois a décidé de faire cavalier seul, se revendiquant d'un haririsme propre à lui. En mai dernier, M. Rifi a remporté une victoire certaine lors des municipales, en appuyant une liste opposée à la liste parrainée par MM. Mikati et Hariri.
« Qu'il arrête d'impliquer le nom de Rafic Hariri dans la surenchère politique et cesse d'attaquer les Hariri au nom de Rafic Hariri », a lancé le chef du courant du Futur à l'adresse de M. Rifi sans le nommer, préférant utiliser une métaphore jadis utilisée par son père assassiné.
« À tous ceux qui sont devenus soudain des experts en Rafic Hariri et haririsme, un petit rappel : chaque fois qu'on demandait à Rafic Hariri quelle est la chose la plus importante au monde, il répondait : "l'honnêteté et son corollaire, la loyauté" », a-t-il dit.
S'adressant aux électeurs, il a poursuivi : « Je suis là pour dire à chaque citoyen qui a voté pour telle ou telle liste, ou qui est resté à la maison et s'est abstenu de voter : j'ai bien reçu votre message et j'en assume la responsabilité. »
« Notre concept de la politique est de servir les gens, leurs attentes et leurs aspirations. Nous ne sommes pas entrés en politique pour récolter des positions, des gains ou de l'argent », a-t-il dit.
Le leader sunnite a vanté « la modération » incarnée par son courant politique, réfutant les accusations d'extrémisme dirigées contre la capitale du Nord et accusant, une fois de plus, son nouvel adversaire politique (toujours sans le nommer) de « chercher à présenter la modération comme étant une faiblesse ».

« Tripoli en a marre des promesses »
« En fait, la modération n'est pas une faiblesse, elle est une force, une force réelle », a-t-il indiqué. « La modération qui fait face au terrorisme, à la discorde et à la barbarie est une force. La modération qui a sauvé Tripoli et tout le Liban du sort noir auquel nos frères en Syrie sont confrontés est une force et non une faiblesse », a-t-il martelé.
« Tripoli n'a jamais été et ne sera jamais un terrain fertile à l'extrémisme et au terrorisme. Mais ni vous ni nous n'accepterons que cette ville que nous aimons tant soit un marécage économique », a ajouté M. Hariri. Évoquant le « désespoir » qui s'est saisi de la ville pendant de nombreuses décennies, il a souligné qu'« il est temps de mobiliser tous les efforts pour mettre fin à cette injustice ».
Et de renouveler son engagement en faveur de la relance économique dans la ville. « Je serai au premier rang de la campagne de relance pour qu'elle redevienne un phare sur la Méditerranée », a-t-il dit. « Tripoli en a marre des promesses, et elle a besoin d'une décision ferme pour exécuter les projets de développement », a encore précisé l'ancien Premier ministre avant d'évoquer le projet la Zone économique spéciale de Tripoli, dont l'exécution a commencé. Le projet comprend notamment l'édification d'un réseau routier reliant Tripoli à la Syrie du côté nord et est. Autant de projets qui, a-t-il dit, constitueront une plateforme pour la reconstruction et le transport des marchandises en direction de la Syrie et de l'Irak « lorsque la solution politique deviendra possible dans ces deux pays ».
« La solution politique viendra assurément, ce qui veut dire que la Syrie se débarrassera inéluctablement du cauchemar nommé Bachar el-Assad », a-t-il conclu.
En soirée, M. Hariri, dont la visite a Tripoli est prévue pour trois jours, s'est entretenu avec M. Mikati.

Lors d'un iftar organisé à la Foire internationale Rachid Karamé à Tripoli, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a insisté sur « la modération » prônée et défendue par son courant politique, en s'attaquant avec virulence à son ancien allié le ministre démissionnaire Achraf Rifi.Devant un parterre de notables et de responsables politiques parmi lesquels figuraient notamment ses adversaires de la veille, dont l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, M. Hariri a salué la « démocratie » dont ont fait preuve les habitants de Tripoli lors des élections municipales. « Je ne suis pas ici pour exprimer des reproches, mais pour exprimer mon respect envers vous, vos votes et votre volonté », a-t-il dit.Le leader sunnite a tiré à boulets rouges sur son allié de la veille, qui depuis plusieurs mois a décidé de...
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