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Liban

Brèves politiques...

Le cheikh Deriane parmi les participants à l’iftar de Tripoli.

Zasypkine invite les Libanais à agir de façon « autonome »

L'ancien chef d'État Amine Gemayel a reçu hier à Bickfaya l'ambassadeur de Russie à Beyrouth, Alexandre Zasypkine. À l'issue de la rencontre, M. Zasypkine a fait savoir que la discussion a porté sur les développements sur le triple plan local, régional et international. « Nous sommes intéressés à trouver des solutions aux dossiers libanais, loin du reste des dossiers de la région », a affirmé le diplomate avant de poursuivre : « Nous œuvrons pour trouver des solutions aux conflits régionaux. Mais en même temps, le Liban est un cas spécial, c'est pour cette raison qu'une entente entre les Libanais est possible, indépendamment de ce qui se passe dans la région. »
Selon M. Zasypkine, « la position de la Russie est que la décision (des Libanais) devrait être libanaise, sans ingérence extérieure, et ce à partir des institutions étatiques et du dialogue entre les parties politiques ». Pour l'ambassadeur, « la situation de la région exige que les Libanais trouvent des solutions de façon autonome. Et les parties extérieures appuieront le scénario autour duquel les Libanais s'accorderont ».

Deriane : La vacance présidentielle est devenue « mortelle »

Le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, a exhorté les forces politiques à élire un nouveau président de la République, pour pouvoir résoudre toutes les autres crises. Dans une allocution prononcée lors d'un iftar à Tripoli, le mufti Deriane a estimé que la tenue de l'échéance présidentielle « permet la résolution de tous les problèmes du pays, puisque le chef de l'État est le gardien de la Constitution et de l'unité nationale ». « Tant que la présidence est vacante, les institutions de l'État seront paralysées », a-t-il ajouté, avant de poursuivre : « Il est grand temps que tout le monde se mobilise parce que la vacance est devenue mortelle. Et les hommes politiques devraient être conscients du danger, et cela concerne principalement ceux qui bloquent les échéances, alors que les Libanais cherchent à trouver des solutions. »

S. Gemayel revient à la charge contre le gouvernement

Le chef du parti Kataëb, Samy Gemayel, a réitéré son appel à la démission du gouvernement Salam. M. Gemayel, qui s'exprimait lors d'une cérémonie du parti, a appelé également les députés à élire un chef de l'État pour « ouvrir la voie à la formation d'un nouveau cabinet et à la tenue d'élections législatives ».
« Il vaut mieux que ce gouvernement expédie les affaires courantes pour ne plus prendre des décisions qui pourraient être nuisibles au pays, et qui seraient axées sur des marchés douteux », a ajouté le chef des Kataëb avant de poursuivre : « Nous avons estimé qu'il est temps que ce gouvernement parte et que tout le monde s'acquitte de ses responsabilités en élisant un président de la République. » Selon M. Gemayel, « les Kataëb sont sortis du gouvernement quand il a été paralysé, et quand le parti s'est senti incapable de changer la réalité des choses à l'intérieur du cabinet ».
Khalil : La loi électorale, clé de toutes les solutions
Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a estimé que l'accord autour d'une loi électorale et l'élection d'un nouveau Parlement sont la clé de toutes les solutions.
Lors d'un iftar au Coral Beach à Jnah à l'initiative du bureau central des travailleurs au sein du mouvement Amal, en présence de plusieurs personnalités politiques et syndicales, M. Khalil a reconnu « l'incapacité des forces politiques à trouver des solutions » pour sortir de la situation actuelle. « Cela ne nous dégage pas de la responsabilité, mais nous permet d'exercer des pressions sur les forces politiques, afin de lancer une nouvelle dynamique pour résoudre nos problèmes, en commençant par l'élection d'un chef de l'État avant de redynamiser le gouvernement et le Parlement », a-t-il dit. Pour le ministre, « il faut réviser les modes de constitution du pouvoir, sachant que la clé réside en un accord portant sur une loi électorale moderne susceptible de mettre en place un Parlement moderne répondant aux aspirations des gens ».

Nadim Gemayel rencontre des émigrés au Mexique

Dans le cadre d'une tournée au Mexique, Nadim Gemayel, député de Beyrouth, a rencontré des membres de la communauté d'origine libanaise. Il a également participé à un déjeuner donné par le Club libanais à Mexico, en présence de plusieurs personnalités, dont notamment une membre du gouvernement mexicain. L'occasion pour M. Gemayel d'évoquer le rôle des émigrés dans la redynamisation de la vie politique et économique du Liban.
Dans une allocution, le député Kataëb s'est félicité des relations bilatérales et du rôle joué par les émigrés libanais au Mexique sur le double plan politique et économique.

Zasypkine invite les Libanais à agir de façon « autonome »
L'ancien chef d'État Amine Gemayel a reçu hier à Bickfaya l'ambassadeur de Russie à Beyrouth, Alexandre Zasypkine. À l'issue de la rencontre, M. Zasypkine a fait savoir que la discussion a porté sur les développements sur le triple plan local, régional et international. « Nous sommes intéressés à trouver des solutions aux dossiers libanais, loin du reste des dossiers de la région », a affirmé le diplomate avant de poursuivre : « Nous œuvrons pour trouver des solutions aux conflits régionaux. Mais en même temps, le Liban est un cas spécial, c'est pour cette raison qu'une entente entre les Libanais est possible, indépendamment de ce qui se passe dans la région. »Selon M. Zasypkine, « la position de la Russie est que la décision (des Libanais)...
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