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Économie - Blanchiment D’Argent

L’Iran devrait être maintenu sur la liste noire du Gafi

Être retiré de la liste noire du Gafi permettrait à l’Iran d’écarter un obstacle auquel il fait face dans ses relations avec les banques étrangères. Photo archives Reuters

Lors de sa réunion plénière qui se conclut aujourd'hui en Corée du Sud, le Groupe d'action financière (Gafi) devrait décider de maintenir l'Iran sur sa liste noire des pays à haut risque, selon des responsables occidentaux cités par Reuters.
Le Gafi, créé en 1989 pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme et les armes de destruction massive, met régulièrement à jour sa liste de pays non coopératifs.
« Il n'y a aucune modification imminente du statut de l'Iran, mais je pense que nous pouvons nous attendre peut-être à quelques mots d'encouragement sur ses tentatives de progrès », a déclaré un fonctionnaire familier des discussions du Gafi. Deux autres responsables occidentaux interrogés par Reuters considèrent également que l'Iran ne serait pas retiré de la liste noire pour l'instant.
Téhéran s'était plaint du fait qu'il ne recueillait pas les avantages économiques qui lui avaient été promis lors des négociations de l'accord sur le nucléaire iranien menées l'année dernière. À la suite de cet accord, de nombreuses sanctions internationales contre l'Iran avaient été levées, mais les États-Unis ont cependant maintenu leurs sanctions, interdisant le commerce en dollars avec l'Iran et l'accès du pays au système financier américain.
Selon la porte-parole du Gafi, Alexandra Wijmenga-Daniel, l'organisme publiera une mise à jour des pays à haut risque et des juridictions non coopératives suite à cette session plénière.
Être retiré de la liste noire du Gafi permettrait au pays d'écarter un obstacle auquel il fait face dans ses relations avec les banques étrangères et autres institutions financières. Selon des responsables iraniens et occidentaux, ce sont ces raisons qui poussent Téhéran à insister pour son retrait de la liste noire.
Le Gafi, basé à Paris, a déclaré plus tôt cette année qu'il restait « particulièrement et exceptionnellement préoccupé par l'incapacité (de l'Iran) à lutter contre le risque du financement du terrorisme et l'importante menace que cela pose à l'intégrité du système financier international ».

Lobbying de Téhéran
L'Iran a déclaré qu'une telle critique était injuste et contribuait à la réticence des institutions financières à faire des affaires avec le pays, malgré les encouragements de l'administration américaine. Un responsable iranien a déclaré que plusieurs rencontres avec des responsables européens avaient eu lieu au cours des derniers mois « pour aider l'Iran à être retiré de la liste noire ». Il a ajouté que le gouverneur de la Banque centrale d'Iran s'était entretenu au sujet du Gafi avec des responsables américains lors d'une récente visite aux États-Unis. « Nous sommes très optimistes », a-t-il dit.
Beaucoup de grandes banques restent peu enclines à traiter avec l'Iran, de peur de violer les sanctions américaines. Depuis janvier, l'Iran a pu mettre en place des relations bancaires avec de petites institutions financières uniquement.
Des sources bancaires européennes ont par ailleurs déclaré à Reuters que quel que soit le statut de l'Iran sur la liste noire du Gafi, elles ne sont pas prêtes à faire affaires avec l'Iran en raison des risques élevés. Pourtant, le mois dernier, le secrétaire d'État américain John Kerry avait annoncé lors d'une réunion avec des dirigeants de banque à Londres que les banques européennes ne devraient pas craindre de sanctions des États-Unis dans le cas d'une reprise d'échanges commerciaux légitimes avec l'Iran.
La source bancaire européenne précitée a rapporté que les dirigeants de banque à Londres lui avait répondu : « Vous souhaitez peut-être que les banques européennes fassent des affaires en Iran, mais vous ne laissez pas les banques américaines le faire. La plupart des banques y voient encore trop de risques. »
(Sources : « L'OLJ » avec Reuters)

Lors de sa réunion plénière qui se conclut aujourd'hui en Corée du Sud, le Groupe d'action financière (Gafi) devrait décider de maintenir l'Iran sur sa liste noire des pays à haut risque, selon des responsables occidentaux cités par Reuters.Le Gafi, créé en 1989 pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme et les armes de destruction massive, met régulièrement à jour sa liste de pays non coopératifs.« Il n'y a aucune modification imminente du statut de l'Iran, mais je pense que nous pouvons nous attendre peut-être à quelques mots d'encouragement sur ses tentatives de progrès », a déclaré un fonctionnaire familier des discussions du Gafi. Deux autres responsables occidentaux interrogés par Reuters considèrent également que l'Iran ne serait pas retiré de la liste noire pour...
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