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Sport - Italie

La pire fessée et les larmes de la finale perdue en 2012

La Nazionale a l'occasion de prendre sa revanche sur la Roja en 8es, lundi, à Saint-Denis.

Cette photo, prise le 1er juillet 2012, montre le sélectionneur italien Cesare Prandelli réconfortant ses joueurs après la défaite, en finale de l’Euro, contre l’Espagne (4-0). Gabriel Bouys/AFP

L'Italie garde un souvenir cuisant de la pire fessée jamais reçue en finale d'un Euro, en 2012 contre l'Espagne (4-0), finie en pleurs et en lambeaux. Mais elle peut prendre sa revanche en 8es de finale, lundi, à Saint-Denis.
Mario Balotelli et même Andrea Pirlo ont pleuré, Leonardo Bonucci était une fontaine. « Ça peut arriver de perdre une finale, mais comme ça, ça fait mal », avouait-il. Brillante tactiquement pendant tout le tournoi, la Nazionale a explosé. « Il n'y a pas eu de match », regretta Gianluigi Buffon, gardien impuissant cette fois-là. Menée 2-0 à la mi-temps, sur des buts de David Silva et de Jordi Alba, l'Italie avait déjà perdu son guerrier de la défense, Giorgio Chiellini, pour une rechute de sa blessure à un mollet, qui dut laisser sa place à Federico Balzaretti (21e). Le cauchemar s'épaissit avec l'abandon de Thiago Motta, victime d'une contracture à une cuisse seulement 6 minutes après son entrée en jeu (57e). C'était le dernier changement de Cesare Prandelli, la Nazionale joua la dernière demi-heure à 10, et Fernando Torres et Juan Mata donnèrent dans les dernières minutes une ampleur cuisante au score.
Essorée, diminuée, l'Italie ne put éviter le naufrage. Le sélectionneur Cesare Prandelli prit pour lui cette défaite. « Nous avons mal préparé cette finale, je le regrette », avait-il raconté quelques mois plus tard. L'Italie a « manqué d'expérience », pour une fois, selon Prandelli. « Nous avions déjà un jour de repos en moins que l'Espagne, mais nous avons perdu une journée à regagner notre camp de base à Cracovie », après la demi-finale brillamment gagnée contre l'Allemagne (2-1) à Varsovie. « Nous aurions dû prévoir de partir directement pour Kiev », où se jouait la finale, a poursuivi Prandelli.

Beaucoup d'amertume
Le sélectionneur regrette également d'avoir fait du sentiment. « Nous n'avons pas eu le cœur de priver de finale ceux qui l'avaient décrochée, comme Chiellini », a-t-il raconté. Coupable sur le premier but, à cause d'une hésitation, Chiellini a toujours assuré qu'il n'avait pas mal à ce moment-là. Mais, quelques minutes plus tard, il a dû abandonner, lui aussi en larmes, prémonitoires. Le chauve au grand nez ressentait « beaucoup d'amertume » après le match. Il est décidément poissard avec les finales, il a manqué celle de la Juventus Turin contre le FC Barcelone, l'an dernier, sur blessure. « Mais personne ne peut rien nous reprocher, nous avons tout donné », dit Chiellini.
Prandelli aurait dû changer ses titulaires sachant que Chiellini et Thiago, par exemple, étaient rincés. Il aurait mieux valu jouer avec des joueurs à 100 %. Mais le sélectionneur a endossé toute la responsabilité de la défaite lors de la conférence de presse d'après-match, où il a été applaudi par la salle pour son fair-play, journalistes italiens et espagnols compris. « Les champions du monde étaient plus frais physiquement, dit Prandelli, nous avions tellement dépensé d'énergie. Nous n'avons pas mal interprété le match, mais nous étions très fatigués, ça nous a déséquilibrés. »
L'Italie a des fameux débours face à l'Espagne à l'Euro. Elle avait déjà été éliminée en quarts de finale aux tirs au but en 2008. En 2012, elle l'avait tenue en échec au premier match de poules (1-1), quand elle était plus fraîche. Ce quatrième Italie-Espagne, en trois Euros, sera-t-il le bon ?
(Source : AFP)

L'Italie garde un souvenir cuisant de la pire fessée jamais reçue en finale d'un Euro, en 2012 contre l'Espagne (4-0), finie en pleurs et en lambeaux. Mais elle peut prendre sa revanche en 8es de finale, lundi, à Saint-Denis.Mario Balotelli et même Andrea Pirlo ont pleuré, Leonardo Bonucci était une fontaine. « Ça peut arriver de perdre une finale, mais comme ça, ça fait mal », avouait-il. Brillante tactiquement pendant tout le tournoi, la Nazionale a explosé. « Il n'y a pas eu de match », regretta Gianluigi Buffon, gardien impuissant cette fois-là. Menée 2-0 à la mi-temps, sur des buts de David Silva et de Jordi Alba, l'Italie avait déjà perdu son guerrier de la défense, Giorgio Chiellini, pour une rechute de sa blessure à un mollet, qui dut laisser sa place à Federico Balzaretti (21e). Le cauchemar s'épaissit...
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