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Liban

Boldrini : Les réfugiés ne sauraient être incorporés au tissu social libanais

M. Berry s’entretenant avec son homologue italienne. Photo Ani

« Les réfugiés ne peuvent être incorporés au tissu social libanais car cela peut affecter l'équilibre interne du pays qui doit être préservé. »
C'est ce qu'a déclaré hier la présidente du Parlement italien, Laura Boldrini, à l'issue de sa rencontre avec son homologue libanais, Nabih Berry, lors d'une visite officielle à Beyrouth.
Au cours d'une conférence de presse organisée à l'issue de sa visite à Aïn el-Tiné, la responsable italienne a affirmé avoir évoqué le dossier des réfugiés avec M. Berry, saluant le Liban pour son accueil de plus d'« un million de réfugiés syriens et d'un demi-million de réfugiés palestiniens ».
« Il est de l'intérêt de l'ensemble de la région que le Liban soit fort et stable et qu'il puisse servir de modèle de coexistence », a-t-elle dit.
La présidente de la Chambre a par ailleurs indiqué être convenue avec M. Berry de « la nécessité de redoubler d'efforts pour parvenir à un règlement politique en Syrie, car la solution militaire n'est pas suffisante ».
À son tour, M. Berry a salué son homologue italienne, « une femme singulière qui avait occupé le poste de porte-parole du HCR » (le Haut-Commissariat aux réfugiés). « C'est ce qui nous a permis d'évoquer en profondeur la question des déplacés et des réfugiés au Liban qui constituent désormais un danger non seulement pour ce pays, mais également pour la région, voire même pour les pays européens, dont l'Italie », a indiqué M. Berry.
Le président de l'Assemblée a par ailleurs indiqué avoir évoqué avec Mme Boldrini la coopération économique entre les deux pays, d'autant que « le volume des investissements entre le Liban et l'Italie est le plus important parmi les pays de l'Union européenne ».
Également au menu des discussions, la coopération parlementaire. À ce propos, la présidente du Parlement italien a annoncé que les deux pays vont bientôt signer un mémorandum de coopération entre Parlements, insistant au passage sur l'importance de la « diplomatie parlementaire surtout à la lumière de la situation actuelle ». Mme Bodrini a indiqué avoir demandé à M. Berry une participation effective à l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne qui regroupe 43 pays de l'UE, des Balkans de l'Afrique du Nord et du M-O.

« Les réfugiés ne peuvent être incorporés au tissu social libanais car cela peut affecter l'équilibre interne du pays qui doit être préservé. »C'est ce qu'a déclaré hier la présidente du Parlement italien, Laura Boldrini, à l'issue de sa rencontre avec son homologue libanais, Nabih Berry, lors d'une visite officielle à Beyrouth.Au cours d'une conférence de presse organisée à l'issue de sa visite à Aïn el-Tiné, la responsable italienne a affirmé avoir évoqué le dossier des réfugiés avec M. Berry, saluant le Liban pour son accueil de plus d'« un million de réfugiés syriens et d'un demi-million de réfugiés palestiniens ».« Il est de l'intérêt de l'ensemble de la région que le Liban soit fort et stable et qu'il puisse servir de modèle de coexistence », a-t-elle dit.La présidente de la Chambre a...
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