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Économie

Brèves

La CCIAB va aider les entreprises libanaises à récupérer leurs dettes de l'État irakien
Le président de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture du Mont-Liban (CCIAB), Mohammad Choucair, a tenu hier une réunion au siège de la CCIAB avec des hommes d'affaires libanais pour discuter des mécanismes devant être mis en place afin d'aider leurs entreprises à recouvrer des créances contractées par l'État irakien. Celles-ci s'élèveraient à 1 milliard de dollars et entreraient dans le cadre du programme « Pétrole contre nourriture » mis en place entre 1996 et 2003 sous l'égide de l'Onu, selon une source proche du dossier.
La semaine dernière, M. Choucair s'était entretenu de la question de ces dettes avec l'ambassadeur irakien à Beyrouth, Ali el-Ameri, lors d'une réunion tenue par la CCIAB. « Nous vous avions promis lors de notre réunion avec l'ambassadeur irakien de poursuivre cette affaire et de la confier à deux cabinets d'avocats au Liban et en Irak. Aujourd'hui (...), nous allons faire tout notre possible afin que les Libanais aient accès à leurs droits », a déclaré M. Choucair aux entrepreneurs concernés.

Visite d'une délégation de l'ABL à Paris
Une délégation de l'Association des banques du Liban (ABL), menée par son président Joseph Torbey, s'est rendue à Paris entre le 14 et le 18 juin, afin de renforcer les relations entre les secteurs bancaires français et libanais. « La délégation a rencontré des hauts fonctionnaires concernés par les dossiers bancaires et financiers au Liban au sein du ministère des Affaires étrangères, du ministère des Finances, de la Banque de France, et de l'OCDE », peut-on lire dans le communiqué de l'ABL.
Lors de cette rencontre, les discussions ont porté sur la coopération bancaire franco-libanaise en ce qui concerne la lutte antiblanchiment, la lutte anticorruption et les mécanismes d'échange des informations fiscales.
La délégation a aussi rencontré plusieurs banques françaises correspondantes de banques libanaises : la Société générale, le Crédit agricole et Natixis. Ces dernières ont exprimé le souhait « d'approfondir » leurs relations avec les banques libanaises, en particulier en ce qui concerne la transparence dans les échanges d'informations relatives à leur clients.

L'hôpital Bahman indique ne pas être sur la liste des sanctions du Trésor américain
L'administration de l'hôpital Bahman, situé à Hareit Hreik, a publié un communiqué repris samedi par l'Agence nationale d'information (Ani), dans lequel elle rappelle que l'établissement n'est pas sur la liste de 99 noms publiée le 15 avril dernier par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC) en application du « Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015 » (Hifpa 2015).
« Certains médias ont rapporté que l'administration américaine a décidé d'enlever le nom de l'hôpital Bahman de la liste des institutions visées par des sanctions financières », peut-on lire dans le communiqué. Or, « le nom de l'hôpital n'a jamais été inclus dans aucune des listes des sanctions ou embargo américain », ajoute le document.
L'hôpital est affilié à l'association caritative al-Mabarrat de feu Mohammad Hussein Fadlallah, décédé en 2010.
Dans son édition du 8 juin, le quotidien al-Akhbar avait indiqué que l'hôpital Bahman n'avait plus accès à ses comptes bancaires depuis plusieurs semaines, à l'instar d'autres institutions sociales liées au Hezbollah.


Jordanie
Préaccord avec le FMI pour des crédits sur trois ans
Le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement jordanien ont annoncé lundi être parvenus à un accord préliminaire sur une ligne de crédit sur trois ans, afin de soutenir l'économie chancelante du royaume. Cette ligne de crédit, dont le montant n'a pas été révélé, doit encore être approuvée par le conseil d'administration du Fonds et porte sur la période 2016-2109, a précisé le FMI dans un communiqué.
La Jordanie avait déjà bénéficié d'une ligne de crédit de 2 milliards de dollars pour la période 2012-2015.
En contre-partie, le gouvernement s'engage à mettre en place des réformes structurelles, notamment dans le domaine de l'investissement, les secteurs de l'énergie et de l'eau, les finances et le marché du travail, a ajouté l'institution.
Selon le FMI, les réformes porteront aussi sur la protection de la population la plus vulnérable et visent à soutenir les efforts de la Jordanie dans l'accueil des réfugiés syriens qui pèsent sur l'économie du royaume. Le gouvernement jordanien s'est engagé à réduire progressivement sa dette publique à 77 % du PIB d'ici à 2021 contre 94 % en 2105. Pour y parvenir, il a déjà annoncé lundi des augmentations de taxes sur plusieurs produits, comme les cigarettes, l'alcool, les véhicules et le carburant. Le royaume espère réaliser un taux de croissance de 2,8 % en 2016, contre 2,4 % en 2015, pour le porter à 3,3 % en 2017, selon le gouvernement.
L'économie jordanienne a été sévèrement touchée par les conflits des pays voisins, l'Irak et la Syrie. L'accueil de centaines de milliers de réfugiés syriens pèse lourdement sur le royaume, en bonne partie désertique et dépourvu de ressources naturelles.

Grèce
Moscovici espère un accord sur la dette d'ici à fin 2016
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a dit lundi espérer qu'un accord concernant un allègement de la dette grecque soit trouvé d'ici à fin 2016.
« J'ai bon espoir que, d'ici à la fin de l'année, nous aurons un accord général qui sera en mesure de décider d'une restructuration substantielle de la dette grecque », a déclaré Pierre Moscovici, interrogé lors d'une conférence à Berlin.
« Je sais que cela est attendu par le peuple grec et certainement mérité. J'espère que nous y arriverons », a-t-il poursuivi.
Athènes doit recevoir en début de cette semaine de nouveaux prêts européens, grâce à la mise en œuvre des réformes demandées, dans le cadre d'un nouveau programme d'aide établi à l'été 2015 et courant jusqu'à 2018.
Mais le pays, qui croule sous une dette publique équivalant à 180 % de son PIB, réclame depuis longtemps également un geste de la part de ses créanciers pour alléger le poids de son endettement.
Un geste également exigé par le Fonds monétaire international (FMI) qui en fait une condition sine qua non pour se joindre au programme d'aide.
Mais l'Allemagne en particulier se montre réticente sur la question, voulant repousser ce sujet à l'expiration du programme en 2018.
« Nous discutons entre nous, avec le gouvernement allemand, qui n'est peut-être pas toujours très enthousiaste, avec le FMI, qui est très enthousiaste là-dessus, mais pas sur des réformes plus flexibles, afin de trouver le bon équilibre », a assuré Pierre Moscovici.
Signe de désaccords persistants, la question de la dette grecque avait provoqué un échange tendu entre la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, lors d'une conférence de presse la semaine dernière au Luxembourg.

La CCIAB va aider les entreprises libanaises à récupérer leurs dettes de l'État irakienLe président de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture du Mont-Liban (CCIAB), Mohammad Choucair, a tenu hier une réunion au siège de la CCIAB avec des hommes d'affaires libanais pour discuter des mécanismes devant être mis en place afin d'aider leurs entreprises à recouvrer des créances contractées par l'État irakien. Celles-ci s'élèveraient à 1 milliard de dollars et entreraient dans le cadre du programme « Pétrole contre nourriture » mis en place entre 1996 et 2003 sous l'égide de l'Onu, selon une source proche du dossier.La semaine dernière, M. Choucair s'était entretenu de la question de ces dettes avec l'ambassadeur irakien à Beyrouth, Ali el-Ameri, lors d'une réunion tenue par la CCIAB. « Nous vous avions...
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