*Michel Pharaon, ministre du Tourisme, dans une déclaration : « Tout le monde sait quelle est l'équation politique du fait du vide présidentiel : d'une part, la nécessité de préserver le minimum de stabilité à l'ombre du vide et, de l'autre, les échecs du gouvernement dans plusieurs dossiers et les soupçons concernant le dossier des déchets. Nous coordonnons avec les ministres Kataëb. Nous avions la même lecture qu'eux sur la plupart des dossiers gouvernementaux, et la même position lors de la dernière séance du Conseil des ministres, en l'occurrence, des réserves sur le dossier des déchets posé pour une fusion entre les deux appels d'offres, c'est-à-dire les travaux, le règlement des décharges et la demande de plus d'éclaircissements concernant le barrage de Janné. Le gouvernement est tombé sur le plan populaire depuis un an avec le dossier des déchets et son règlement défectueux. Nous procédions toujours à une évaluation de ce qui pourrait être fait à l'ombre de la fuite en avant et le coût le plus important à payer en cas de démission du cabinet à l'ombre du vide présidentiel. Le parti Kataëb a traduit cela en présentant sa démission. Ils en ont eu ras le bol. La position des Kataëb nous concerne à plus d'un niveau. Notre position, dès le départ, était d'entrer et de sortir ensemble du gouvernement, lors de l'élection présidentielle. C'est pourquoi nous allons mener des contacts avec les Kataëb et d'autres autorités de référence. Il est clair que nous vivons une crise politique complexe et notre seule consolation partielle est l'unanimité politique autour de la consolidation de la sécurité. Il ne fait cependant aucun doute qu'en général, nous avons une crise de conscience face à la corruption au sein de plusieurs institutions. Quel est le remède, au sein d'un régime atteint par une maladie, alors que la crise actuelle n'est qu'un épiphénomène de cette maladie ? »
* Élie Marouni, député de Zahlé (parti Kataëb), à la radio al-Fajr : « Nous ne reviendrons pas sur la démission des deux ministres Kataëb du gouvernement. Le président du parti, le député Samy Gemayel, n'a pas pris cette décision pour manœuvrer. La démission fait suite au refus du parti de ne pas servir de couverture à la corruption, au vol, aux marchés suspects à l'intérieur du cabinet, sans oublier la couverture du vide présidentiel. Les ministres Kataëb n'ont plus d'opinion à l'intérieur du gouvernement, surtout concernant les dossiers comme celui du barrage de Janné, des déchets et de la Sécurité de l'État. C'est pourquoi le parti a décidé de démissionner, en phase avec ses principes et ses constantes politiques. Tammam Salam prend patience et laisse passer des choses que nous ne pouvons laisser passer (...). La solution à la crise du Liban, c'est d'en finir avec ce gouvernement à travers l'élection d'un président de la République et d'aller aux élections législatives pour former un nouveau cabinet. »
* Hadi Hobeiche, député du Akkar (courant du Futur), à la LBCI : « Nous aurions souhaité ne pas en arriver à la démission de quiconque. Ce n'est pas un indice positif pour le gouvernement et son maintien. Nous souhaitons que cela stimule l'élection d'un président de la République et incite ceux qui bloquent l'échéance à cesser de le faire. »


Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre